Capillum
| Capillum | |
| Création | [1] |
|---|---|
| Forme juridique | Société par actions simplifiée[1] |
| Siège social | Clermont-Ferrand |
| Activité | Fabrication de tapis et moquettes (d)[1] et valorisation des déchets |
| SIREN | 850243015 |
| Site web | www.capillum.fr |
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Capillum est une entreprise française basée à Clermont-Ferrand, qui collecte des cheveux et les recycle afin de créer différents produits.
Contexte
En France, 95 % des cheveux coupés dans des salons de coiffure sont jetés, et seulement 5 % sont valorisés, pour faire des perruques[2]. Les cheveux représentent 4 000 tonnes de déchets par an, et 50 % des déchets des salons de coiffure[3].
Par ailleurs, le cheveu est un très bon isolant thermique et permet de retenir l'eau, ce qui permet de l'utiliser en agriculture[2]. Il est aussi capable d'absorber jusqu'à huit fois son poids en hydrocarbures, ce qui permet de l'utiliser dans des opérations de nettoyage[2].
Création et histoire de l'entreprise
Capillum est initialement un projet étudiant, visant à valoriser les cheveux, généralement considérés comme des déchets[2]. Le projet est porté par Clément Baldellou et James Taylor, alors étudiants à l'ESC Clermont et diplômés en 2018[3]. Le projet devient une start-up en 2019[2].
Une campagne de crowfunding leur permet de se faire connaître et de lever 18 000 euros en 2020[2],[3]. En , la start-up lève 1,3 million d'euros[2]. En 2024, l'entreprise lève 3 millions d'euros[4].
En 2022, la start-up est labellisée Greentech par le ministère de l'écologie, ce qui lui permet d'être reconnu « d'utilité publique »[2].
En 2024, l'entreprise s'installe dans un incubateur pour entreprises innovantes dans le domaine de l'environnement, situé dans l'ancienne usine de Michelin-Cataroux à Clermont-Ferrand[4].
Recyclage des cheveux
Les cheveux sont collectés dans un des salons de coiffure partenaires, entreposés dans des entrepôts de l'entreprise Urby[5], puis nettoyés et transformés en disque ou rouleau de paillage, utilisés en agriculture pour notamment réduire l'arrosage et le désherbage, ou en boudin d'absorption, pour nettoyer les océans[2],[3]. Pour le paillage, un mélange de cheveux et de laine est utilisé[6]. La production est initialement faite dans le nord de la France[7], puis en 2025 l'entreprise investit dans une ligne industrielle de 1 000 m2 dans l'ancienne usine de Michelin-Cataroux à Clermont-Ferrand[6].
En 2020, les boudins de cheveux de Capillum sont utilisés par l'ONG Octop'us et l'association Project Rescue Ocean lors de la marée noire à l'île Maurice[7],[5] et en 2022 ils sont utilisés sur quelques kilomètres de côte proche de Marseille pour le festival Delta[2].
Capillum travaille également sur un projet de produits biomédicaux à base de kératine extraite des cheveux collectés[7]. En recherche et développement, l'entreprise travaille avec l’université Clermont-Auvergne, l’institut de chimie de Clermont-Ferrand, VetAgro Sup, le lycée agricole de Marmilhat et l’Inra[8].
Entre sa création et 2022, Capillum annonce avoir collecté et recyclé 70 tonnes de cheveux[7]. En 2023, Capillum collecte plus de dix tonnes de cheveux par mois[8] et en 2024 le volume passe à quinze tonnes par mois[4].
Modèle économique
Capillum commercialise ses disques et rouleaux de paillage, et prévoit de commercialiser ses boudins d'absorption[2].
En 2023, l'entreprise indique avoir déposé quatre brevets[8].
Par ailleurs, les salons de coiffure partenaires payent un abonnement mensuel afin d'être référencés par Capillum, de recevoir un kit de recyclage et d'être aidés pour la collecte et le stockage[2]. Ils sont 4 200 en 2023[8], 5 000 en 2024[4] et 6 000 en 2025[6].
L'entreprise annonce un chiffre d'affaires de 52 000 euros en 2021 et autour de 300 000 euros en 2022[2].
En 2022, Capillum emploie huit salariés[7], en 2024 ce nombre est passé à 25[4].
Références
- Sirene (registre national des sociétés).
- Marion Simon-Rainaud, « Capillum recycle vos cheveux pour protéger les plantes et nettoyer les océans », sur Les Échos,
- « Du coiffeur au jardin, la start-up Capillum crée une filière de recyclage du cheveu », sur Les Échos,
- Geneviève Colonna d'Istria, « La première filière de recyclage de cheveux au monde pousse dans un site historique de Michelin à Clermont-Ferrand », sur leparisien.fr, (consulté le )
- « Les cheveux, une arme efficace pour lutter contre les marées noires ? », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- Geneviève Colonna d'Istria, « Le cheveu français a le vent en poupe : la start-up Capillum représentera le Puy-de-Dôme à l’Élysée ce week-end », sur leparisien.fr, (consulté le )
- Annabelle Grelier, « 'Capillum' : recycler des cheveux pour en faire des produits naturels et écologiques », sur France Culture, (consulté le )
- Stéphanie Merzet, « Trophée des entreprises : à Clermont-Ferrand, l’entreprise Capillum, première filière au monde de recyclage des cheveux », sur La Montagne,
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