Octopolis et Octlantis

La Baie de Jervis en Nouvelle-Galles du Sud (Australie) où se trouvent les deux colonies[1].

Octopolis et Octlantis sont deux colonies non humaines occupées par des poulpes sombres (Octopus tetricus) dans la baie de Jervis, sur la côte sud des Nouvelle-Galles du Sud.

Découverte

Le premier site, baptisé « Octopolis » par les biologistes, a été découvert en 2009 par Matthew Lawrence[2]. Octopolis est constitué d'un lit de coquillages (principalement des Saint-Jacques) en forme d'ellipse de 2 à 3 mètres d'axe focal, ne contenant qu'un seul déchet humain, probablement de la ferraille. Les poulpes construisent leurs "habitations" en creusant dans le lit de coquillages. Les coquilles semblent fournir un matériau de construction bien meilleur pour les poulpes que les sédiments fins autour du site. Jusqu'à 14 poulpes ont été observés en même temps à Octopolis.

En 2016, une deuxième colonie nommée « Octlantis » a été découverte à proximité. Elle ne contient aucun déchet humain et peut abriter le même nombre de poulpes[3]. Les deux sites se trouvent dans le parc national Booderee.

Certains médias ont décrit ces sites comme des « villes » de poulpes mais les chercheurs qui ont travaillé sur ces sites considèrent qu'il s'agit d'une analogie trompeuse[4],[5].

Dans la culture populaire

Dans sa bande dessinée Octopolis parue en 2024, Gaétan Nocq, raconte une enquête à la fois policière et scientifique, portant notamment sur la colonie Octopolis.

Références

  1. Nield, « Biologists Have Discovered an Underwater Octopus City And They're Calling It Octlantis » [archive du ], (consulté le )
  2. « Octopolis », dans Peter Godfrey-Smith, Le prince des profondeurs - L'intelligence exceptionnelle des poulpes, Flammarion,
  3. (en) Scheel, Chancellor, Hing et Lawrence, « A second site occupied by Octopus tetricus at high densities, with notes on their ecology and behavior », Marine and Freshwater Behaviour and Physiology, vol. 50, no 4,‎ , p. 285–291 (ISSN 1023-6244, DOI 10.1080/10236244.2017.1369851, Bibcode 2017MFBP...50..285S, S2CID 89738642, lire en ligne [archive du ], consulté le )
  4. Scheel, David; Godfrey-Smith, Peter; Linquist, Stefan; Chancellor, Stephanie; Hing, Martin; Lawrence, Matthew, « Octopus engineering, intentional and inadvertent », Communicative & Integrative Biology, vol. 11, no 1,‎ , e1395994 (PMCID 5824970, DOI 10.1080/19420889.2017.1395994, S2CID 28338698)Communicative & Integrative Biology 11, 2018 – Issue 1. DOI 10.1080/19420889.2017.1395994
  5. Hing et Godfrey-Smith, « Did they mean to do that? Accident and intent in an octopuses’ garden », The Conversation, (consulté le )

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

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