Il est né ou tout au moins a vécu à la Futaie en Mayenne qui lui a donné son nom[2]. Il fut d'abord religieux au monastère de Saint-Jouin-de-Marnes[2], connu alors sous le nom de monasterium Heresiense. Il embrassa ensuite la vie érémitique dans la forêt de Craon avec Robert d'Arbrissel et lui resta associé ainsi qu'à Vital de Mortain dans toutes leurs œuvres. Bernard de Tiron vint les rejoindre afin, dit son biographe, de former à eux quatre la base quadrangulaire qui devait porter de si vastes édifices. Comme Robert d'Arbrissel et en même temps (vers 1100), Raoul fonda dans la forêt de Rennes l'abbaye Notre-Dame du Nid-au-Merle, une abbaye double dont l'abbesse avait le gouvernement, tant des religieux que des religieuses. Une vingtaine de prieurés dépendaient de cette abbaye quand il mourut le . Une dizaine d'autres furent fondés dans les trente années qui suivirent.
Son corps fut déposé dans une petite chapelle voûtée de l'église abbatiale où Albert le Grand dit avoir vu au XIIIe siècle son tombeau et celui d'Aubert, son compagnon.
Il est qualifié en 1117maître des religieuses par Foulque V d'Anjou, comte d'Anjou, qui lui donne sa terre de la Fontaines-Saint-Martin ; très saint homme et très religieux, par Guillaume, évêque de Poitiers, dans l'acte de cession de l'église de Fougereuse. Guillaume de Neubrige (né en 1135) n'associe pas son nom à ceux des trois autres rénovateurs de la vie religieuse.
Il est mentionné dans l'étude de Johannes von Walter sur Robert d'Arbrissel (Bulletin, t. XXIII, p. 269, 271), et par Raoul de LignièresPrieuré de la Fontaine Saint-Martin, passim. Dom Piolin lui a consacré une étude dans la Revue des questions historiques (t. XLII, P. 495-509), pour le distinguer de Raoul, abbé de Saint-Jouin-de-Marnes, et constructeur de l'abbaye.
↑ a et bAbbé Raison et R. Niderst, « Le mouvement érémitique dans l'ouest de la France à la fin du XIe siècle et au début du XIIe siècle », Annales de Bretagne, vol. 55, no 1, , p. 1–46 (ISSN0003-391X, DOI10.3406/abpo.1948.1855, lire en ligne, consulté le )
↑André-Yves Bourgès, « Robert d’Arbrissel, Raoul de la Fûtaie et Robert de *Locunan : la trinité érémitique bretonne de la fin du XIe siècle », dans Britannia Monastica, vol. 10, Landévennec, Centre International de Recherche et de Documentation sur le Monachisme Celtique, , 92 p. (lire en ligne), p. 9-19