Contis
| Pays | |
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| Région française | |
| Arrondissement français | |
| Département français | |
| Canton français (avant 2015) | |
| Commune française | |
| Coordonnées |
Contis est un quartier situé en partie sur la commune de Saint-Julien-en-Born au nord et en partie sur celle de Lit-et-Mixe au sud, dans le département français des Landes[1].
Géographie
Contis se trouve à l'exutoire du courant de Contis, cours d'eau, se jetant dans le golfe de Gascogne et marquant la frontière entre le pays de Born au nord et le Marensin au sud[1].
Les quatre Contis
Contis comprend quatre secteurs[2] à vocations différentes.
- Contis-Plage
Contis-Plage (également dit Contis Nord), petite station balnéaire de Saint-Julien-en-Born sur la rive droite du Courant, est le Contis le plus connu. Historiquement nommé Contis-les-Bains, il se situe dans la zone allant du pont rose à l'océan. Zone composée de lettes et de dunes franches de sables, Contis-Plage ne fait pas plus de 900 mètres de large. La plage de Contis est également prisée des surfeurs. Le phare de Contis, construit entre 1861 et 1863 et dominant Contis Nord, est le seul du littoral landais[1]. L'ancien poste de douanes, reconverti en bureau de poste et bibliothèque, a gardé son architecture d'époque et domine l'embouchure du courant[3]. Le cinéma de Contis est classé Art et Essai. L'église Sainte-Madeleine de Contis, construite en 1954, remplace une ancienne chapelle en bois de 1869.
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Plage de Contis.
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Phare de Contis.
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Église Sainte-Madeleine de Contis.
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Ancien poste de douanes.
- Contis Vieux
Contis les Bains ne fut pourtant pas le tout premier Contis. Effectivement, il y a quelques siècles de cela, toute cette zone côtière n'était qu’une vaste étendue de sables arides inhabitables. Contis se situait alors bien plus à l'est, au pied d’un lac, à l’emplacement de l’actuel Contis Vieux[n 1]. Contis Vieux, essentiellement à saint-Julien-en-Born, détient donc son nom de l'ancien emplacement de la petite bourgade de Contis, située sur les hautes dunes Nord. C'est le Contis le plus ancien, traversé de part en part par le courant de Contis (petit fleuve côtier). On y retrouve les vestiges des premières habitations, des premières activités économiques, mais aussi et surtout des premiers lieux de culte (fontaines Sainte-Marie-Madeleine et Saint-Jean).
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Fontaine Sainte-Marie-Madeleine, à Contis Vieux.
- Contis les Marais
Le troisième Contis, et aussi le moins connu, est Contis les Marais[n 2], essentiellement à Lit-et-Mixe. C'est la zone la plus sauvage de Contis, paysagée de forêts, de vastes plaines de gênets, de petits chemins de sable, et de dunes vierges. Après l’assèchement de l’étang de Contis – Saint Julien, dans les années 1800, cette vaste zone jadis sous les eaux devint un vaste marais, transformé progressivement en zone habitable. Les dunes y sont abruptes et se confondent souvent avec les anciennes rives de l’étang ; les zones de marais s’assèchent l’été, mais deviennent rapidement dès l’automne l’abri idéal de nombreuses espèces de la faune sauvage.
Une fresque signée G. Vincent datée de 1890 ornant la chapelle sud de l'église Saint-Louis d'Uza donne une représentation de Contis à l'époque Médiévale et au XIXe siècle. Elle représente notamment l'ancien étang de Lit asséché dans les années 1800, la fontaine Sainte Madeleine et l'ancienne chapelle Notre-Dame de Contis.
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Fresque de la chapelle sud : scène médiévale.
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Fresque de la chapelle sud : scène du XIXe siècle.
- Contis Sud
C'est la partie de Contis située le long de la frange littorale sur la rive gauche du Courant, côté Lit-et-Mixe. Le secteur, niché dans la forêt rétro littorale, comporte quelques habitations et une plage.
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Le courant de Contis, séparant Contis-Plage à gauche et Contis Sud à droite.
Histoire
Moyen Age
Contis est une ancienne seigneurie de Lit. Les Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem possèdent dès le XVe siècle une commanderie au bord de la route reliant Saint-Julien-en-Born à Contis : la commanderie de Cunctis. Y subsiste encore la fontaine Sainte Madeleine[1].
Époque moderne
Contis aurait été jadis un petit port de pêche[n 3]. Une anse avec une passe vers l'étang de Saint-Julien aurait existé. La date de son comblement n'est pas connue, mais plusieurs cartes du XVIIe siècle montrent une anse et font mention du « port de Contis », comme la « carte du Bourdelois »[4]. Au siècle suivant, les cartes présentent le « boucau de Contis ». En 1708, Pierre Delest, sieur de Contis, rend hommage au duc de Bouillon[1].
Époque contemporaine
- XIXe siècle
Au XIXe siècle, plusieurs bateaux s'échouent sur les côtes de Contis, notamment Le Renown le 12 janvier 1889[5], qui fait l'objet de plusieurs photographies d'époque. Dans la seconde moitié de ce siècle, Contis se dote d'un phare (le seul du département des Landes hormis le « feu » de la jetée de Capbreton) en garluche (pierre ferrugineuse), planté sur une dune au milieu des pins maritimes[6] et devient une petite station balnéaire dotée d'une chapelle en bois en 1869, la chapelle Sainte-Madeleine (il est peu probable que Contis ait été une paroisse dans la mesure où le site, envahi par les sables éoliens, reste longtemps déserté à partir de la fin du XVIe siècle)[1].
- XXe siècle
Pendant l'Occupation, la chapelle en bois de Constis est détruite par les troupes allemandes en 1942 dans le cadre de la mise en place du Mur de l'Atlantique. Elle est reconstruite en 1954 sur les plans de l'architecte montois Pierre Depruneaux grâce aux indemnités liées aux dommages de guerre[1]. En 1996 est créé le festival de Contis, consacré au cinéma.
Transports en commun
Pendant la période estivale un réseau de navette dessert la Communauté de communes Côte Landes Nature reliant les bourgs aux plages.
Notes et références
Notes
- ↑ En arrivant de Saint-Julien-en-Born et en direction de Contis Plage, sur la gauche, juste après les grands champs de maïs et un peu avant l’aire de repos
- ↑ En venant de Contis plage, sur la route sinueuse en direction de Lit et Mixe
- ↑ Jusqu'au VIIe siècle, Mimizan est également un port naturel sur la façade littorale du pays de Born.
Références
- Philippe Soussieux, Dictionnaire historique des Landes, Herm, Etudes landaises, , 186 p. (ISBN 978-2-9500625-5-0, présentation en ligne), p 195-196
- ↑ http://www.contisplage.com/reportages/3contis/index.html www.contisplage.com
- ↑ L'alamanach du Landais 2009, éditions CPE, p 25
- ↑ Jean-Jacques et Bénédicte Fénié, Dictionnaire des Landes, Bordeaux, Éditions Sud Ouest, , 349 p. (ISBN 978-2-87901-958-1)
- ↑ Jean-Jacques Taillentou, Histoire des naufrages sur le littoral landais, Régionalismes Eds, (ISBN 2824001178)
- ↑ Paroisse Saint-Joseph-du-Born, annuaire paroissial 2008
Voir aussi
Liens externes
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