Emmanuelle Chapron
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École normale supérieure (à partir de ) |
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Université d'Aix-Marseille (depuis le ) Université d'Aix-Marseille |
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| Directeur de thèse |
Emmanuelle Chapron, née en 1976, est une historienne française, spécialiste de l'histoire des bibliothèques, du livre et des pratiques savantes à l'époque moderne.
Biographie
Originaire de Châlons-en-Champagne, Emmanuelle Chapron suit une classe préparatoire littéraire puis obtient l'agrégation d'histoire[1].
Elle est élève à l'École normale supérieure de Paris et effectue un échange d'un an à l'école normale supérieure de Pise[1]. Après son DEA, elle soutient un mémoire sous la direction de Claude Michaud (Paris I) puis fait une thèse auprès de Jean Boutier (EHESS) sur la politique culturelle des grands-ducs de Toscane et les pratiques du livre à Florence au XVIIIe siècle[1].
En 2005, elle est nommée maître de conférences en histoire moderne à l'université d'Aix-Marseille et devient co-responsable du master professionnel « Métiers des archives et des bibliothèques »[1].
En 2007, elle travaille avec Gabriel Audisio sur le fonds Jean-François Séguier. Avec François Pugnière, elle est chargée de l'édition électronique de la correspondance de Séguier et de l'administration du carnet de recherche[1],[2]. Elle publie dès 2008 un premier livre sur les carnets de Séguier[3]. Pugnière et elle dirigent la rédaction un livre sur l'écriture épistolaire et la production des savoirs au XVIIIe siècle, basé sur la correspondance de Séguier, en 2019[4],[5].
Elle est chargée de conférences sur la chaire Histoire et civilisation du livre à l'École pratique des hautes études[1], puis devient directrice d'étude sur cette même chaire[6]. En 2009, elle publie l'ouvrage issu de sa thèse, Politique des bibliothèques et pratiques du livre à Florence au XVIIIe siècle[7],[8],[9],[10].
En 2012, elle est membre junior de l'Institut universitaire de France et travaille sur l'histoire du livre de jeunesse au XVIIIe siècle[1].
En , elle obtient son habilitation à diriger des recherches avec pour garant Bruno Belhoste (Paris 1)[1]. Elle est élue professeur d'histoire moderne à l'université d'Aix-Marseille[6].
En 2021, elle publie l'ouvrage Livres d'école et littérature de jeunesse en France au XVIIIe siècle[11], qui est une version remaniée de son inédit d'habilitation à diriger des recherches, où elle étudie en détail le roman Robinson Crusoé[12],[13].
En 2024, elle publie une biographie de Jean-François Séguier basée sur ses correspondances et fonds d'archive[2],[14].
Elle dirige la revue Histoire et civilisation du livre (Genève, Droz) et la collection du même nom (Genève, Droz).
Publications
- L'Europe à Nîmes : les carnets de Jean-François Séguier (1732-1784), Avignon, Barthélémy, [6]
- « Ad utilità pubblica ». Politique des bibliothèques et pratiques du livre à Florence au XVIIIe siècle, Genève, Droz, , 467 p.[7]
- Avec Isabelle Luciani et Guy Le Thiec, Érudits, collectionneurs et amateurs : France méridionale et Italie, xvie – xixe siècle, Aix-en-Provence, Publications de L’Université de Provence, , 268 p.[15]
- Emmanuelle Chapron et François Pugnière (dir.), Écriture épistolaire et production des savoirs au xviiie siècle. Les réseaux de Jean-François Séguier, Paris, Classiques Garnier, , 315 p.[4],[6]
- Avec Christine Bénévent, Cécile Boulaire et Xavier Bisaro (eds.), Paroles d’élèves dans l’Europe moderne, Turnhout, Brepols, coll. « Études Renaissantes » (no 30), , 170 p.[16]
- Avec Christine Bénévent et Jean-Dominique Mellot (dir.), Où va l’histoire du livre? Bilans et chantiers dans le sillage d’Henri-Jean Martin (1924–2007), Genève, Librairie Droz, [17]
- Livres d’école et littérature de jeunesse en France au XVIIIe siècle, Liverpool, Liverpool University Press, coll. « Oxford University Studies in the Enlightenment », [12],[11]
- Avec Fabienne Henryet, Archives en bibliothèques, XVIe – XXIe siècle, Lyon, ENS Éditions, , 344 p.[18]
- La Vie dans les papiers. Jean-François Séguier (1703-1784), Basel, Schwabe Verlag, coll. « Heuristique », , 270 p.[2]
Notes et références
- [vidéo][Podcast] « Emmanuelle Chapron, spécialiste de l’histoire des pratiques savantes et du livre à l’époque moderne, raconte à travers son parcours professionnel, son amour pour les livres et les bibliothèques et sa passion pour son métier d’historienne », dans ANR Histinéraires, , 57 minutes (consulté le ).
- François Pugnière, « Emmanuelle Chapron, La Vie dans les papiers. Jean-François Séguier (1703-1784), Basel, Schwabe Verlag, coll. « Heuristique », 2024, 270 p. » (compte-rendu), Genesis, vol. 60, , p. 140–142 (ISSN 1167-5101 et 2268-1590, DOI 10.4000/13xm0, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ David Rousseau, « Emmanuelle Chapron - L’Europe à Nîmes : les carnets de Jean-François Séguier (1732-1783) (David Rousseau) » (compte-rendu), Cahiers de la Méditerranée, vol. 83, , p. 343–347 (ISSN 0395-9317 et 1773-0201, DOI 10.4000/cdlm.6325, lire en ligne, consulté le ).
- Patrice Bret, « Emmanuelle Chapron et François Pugnière (dir.), Écriture épistolaire et production des savoirs au xviiie siècle. Les réseaux de Jean-François Séguier, Paris, Classiques Garnier, 2019, 315 p. » (compte-rendu), Cahiers de la Méditerranée, vol. 101, , p. 221–223 (ISSN 0395-9317 et 1773-0201, DOI 10.4000/cdlm.13943, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Mathilde Chollet, « Emmanuelle Chapron et François Pugnière (dir.), Écriture épistolaire et production des savoirs au xviiie siècle. Les réseaux de Jean‑François Séguier: Paris, Classiques Garnier, 2019 » (compte-rendu), Rives méditerranéennes, vol. 61, , p. 257–260 (ISSN 2103-4001 et 2119-4696, DOI 10.4000/rives.8495, lire en ligne, consulté le ).
- « CHAPRON », sur École pratique des hautes études (consulté le ).
- Caroline Callard, « Emmanuelle Chapron, « Ad utilità pubblica ». Politique des bibliothèques et pratiques du livre à Florence au XVIIIe siècle », Annales. Histoire, Sciences sociales, Genève, Droz, , XXIIa (lire en ligne).
- ↑ Jean Quéniart, « Emmanuelle Chapron, Ad utilità pubblica. Politique des bibliothèques et pratiques du livre à Florence au XVIIIe siècle , Genève, Droz, École pratique des hautes études, Sciences historiques et philologiques, Collection « Histoire et civilisation du livre », 2009. 468 p. », Revue historique, vol. 658, no 2, , p. 409o–440o (ISSN 0035-3264, DOI 10.3917/rhis.112.0409o, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Gabrielle Boreau de Roincé, « Emmanuelle Chapron. « Ad utilità pubblica » . Politique des bibliothèques et pratiques du livre à Florence au XVIIIe siècle », Bibliothèque de l'École des chartes, vol. 167, no 1, , p. 267–269 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Anne Saada, « Emmanuelle Chapron, « Ad utilità pubblica ». Politique des bibliothèques et pratiques du livre à Florence au XVIIIe siècle, Genève, Droz, 2009, 467 p., (ISBN 978-2-600-01235-5). », Revue d'histoire moderne et contemporaine, vol. 59-1, no 1, , p. 195–197 (ISSN 0048-8003, DOI 10.3917/rhmc.591.0195, lire en ligne, consulté le ).
- Virginie Tellier, « ”Que lisent les enfants au XVIIIe siècle ?” Compte rendu d'Emmanuelle Chapron, Livres d'école et littérature de jeunesse en France au XVIIIe siècle », Acta Fabula : Revue des parutions pour les études littéraires, notes de lecture, vol. 23, no 6, (lire en ligne, consulté le ).
- Marie-Emmanuelle Plagnol-Diéval, « Emmanuelle Chapron, Livres d’école et littérature de jeunesse en France au XVIIIe siècle, Liverpool, Oxford University Studies in the Enlightenment, 2021. », Dix-Huitième Siècle, vol. 54, no 1, , p. 723–725 (ISSN 0070-6760, DOI 10.3917/dhs.054.0723, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Côme Simien, « Emmanuelle Chapron, Livres d’école et littérature de jeunesse en France au XVIIIe siècle », Strenae, vol. 23, (ISSN 2109-9081, DOI 10.4000/strenae.10881, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) Hubert Steinke, « Emmanuelle Chapron, La vie dans les papiers. Jean-François Séguier (1703–1784), Basel (Schwabe Verlag) 2024 », Francia-Recensio, , p. 2025/2 (DOI 10.11588/FRREC.2025.2.111319, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Pierre-Yves Lacour, « Emmanuelle Chapron, Isabelle Luciani et Guy Le Thiec, Érudits, collectionneurs et amateurs : France méridionale et Italie, xvie – xixe siècle, Aix-en-Provence, Publications de L’Université de Provence, 2017, 268 p. », Cahiers de la Méditerranée, vol. 96, , p. 359–361 (ISSN 0395-9317 et 1773-0201, DOI 10.4000/cdlm.11130, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) Louise Dehondt, « Paroles d’élèves dans l’Europe moderne », Renaissance Quarterly, vol. 78, no 2, , p. 572–574 (ISSN 0034-4338 et 1935-0236, DOI 10.1017/rqx.2024.293, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (de) Hans-Jürgen Lüsebrink, « Christine Bénévent, Emmanuelle Chapron, Jean-Dominique Mellot (dir.), Où va l’histoire du livre? Bilans et chantiers dans le sillage d’Henri-Jean Martin (1924–2007), Genève (Librairie Droz) 2020 », Francia-Recensio, , p. 2022/3 (DOI 10.11588/FRREC.2022.3.90516, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Olivier Poncet, « Emmanuelle Chapron, Fabienne Henryet (éd.), Archives en bibliothèques, XVIe – XXIe siècle, Lyon, ENS Éditions, 2023, 344 p., ISBN 979-10-362-0586-6 », Revue d’histoire moderne & contemporaine, vol. n° 71-4, no 4, , p. 148–150 (ISSN 0048-8003, DOI 10.3917/rhmc.714.0148, lire en ligne, consulté le ).
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