Le patriarche des Chaouis serait Medghassen ancêtre des Zénètes et des Botrs selon Ibn Khaldoun[1]. Les historiens modernes classent les berbères de la région dans le groupe des Gétules formés par les Zénètes (principalement les habitants des Aurès au Moyen Âge)[2].
Ayt Aâdi originaires des environs de la ville de Batna.
Ayt Ghouata se confond avec la grande tribu berbère Laâwawta ou Luwata ou Louwa au singulier au pluriel Ilwaten (fractions de B. Badis et B. Rihan de N'gaous et la tribu de B. Séada qui sont tous berbères dans les Aurès) [4].
Haraktas c'est une fraction de la grande tribu des Houaras, ils se situent principalement dans les Wilaya de Oum El Bouaghi (Oum El Bouaghi, Ain el Baida) et de la Wilaya de Batna (El Madher).
Srahna originaires de Kimmel[5]. Ils sont formés par les villages allant de la forêt de Kimmel jusqu'au nord de la Wilaya de Biskra.
Cheurfa originaires des villages de Kimmel et qui ont été en partie arabisés[5].
Ayt Zyan (Zyan sont d'origine berbère, ils font partie des Zénètes), Ils sont formés par les tribus : les Houamed, les Fizara, les Amra, les Zerara, les Sebgag, les Said et les Arif. Ils sont dans Djemorah, Branis, Beni Souik et Guedila, Ain Touta, El Ksour, Tilatou et N’Gaous.
Righa groupe important qui appartient aux Maghraouas, installé principalement dans les plaines et qui a eu un rôle important dans l'histoire de la région des Aurès et ses alentours.
Sindjas tribu appartenant aux Maghraouas et prirent les montagnes et était en conflit avec les Righa continuellement.
Touaba tribu des Regions d'Arris, d'Ichemoul, Oued taga…
ayt boughedir tribu appartenant aux ( Mérinides ) de Batna, de Khenchela, d'Oum El Bouaghi, de Tébessa qui a eu un rôle important dans la conquêtes de l’Andalousie.
Les grandes tribus chaouiyas de la rive nord ou les Aurès inférieures
les Haraktas ou ih'erkateyyen, tribu issue des Houaras[6] ou des Zénètes [7].originaire de El Madher[8], Bouarif. Ils sont voisins des Achaach et des Ayt Ali.
Ayt SoltaneSefiane, Belezma et N'gaous (voisine de la tribu des Ayt Ifren)[10] et Merouana. Une tribu que serait apparentée à la grande tribu des Ayt Soltane berbère. Mais selon la légende, ils seraient des descendants de Fatma Tazoughert. Ils ont construit le Ksar de Belezma dans les montagnes de Belezma.
Ulhasa au nord, environ de Annaba et dans la région de témouchent sont des Zénètes.
Le regroupement tribal a été facilité, car ses individus présentent un ensemble de caractères artistiques, linguistiques, communs. Cette ethnie occupe toute la région plate et montagneuse au nord-ouest de la ville de Batna, au sud est de la ville de Sétif et au nord est de la ville de M'Sila.
C’est dans ces poches montagnardes que subsistent encore les dernières originalités culturelles et linguistiques chaouies.
Du point de vue du nombre, nul ne peut donner un chiffre exact d’évaluation de ce premier ensemble, tant les éléments de ce groupe social sont mobiles.
On les retrouve à Batna, Merouana, Ras El Aioun, Seriana, Oued El Ma (Ighzer n'waman), N'gaous, Oued Chaaba, Aïn Fakroun, Aïn Kercha, Hanchir Toumghani, Oum-El-Bouaghi, etc..
Les grandes tribus chaouiyas de l’Aurès central ou Moyen Aurès
Ce groupe s’exprime dans une proportion de 15 à 20 % en chaoui. Le reste s’exprimant en arabe dialectal ou tadzarit. Ils constituent l’essentiel de l’exode rural vers les villes de Batna, Tebessa, Aïn M'lila, Biskra, Khenchela, Guelma, etc.
2. Les chaouiyas de la plaine par tribu : (berbérophones)
Ayt Hamla (Condorcet), non loin de la ville de Batna.
Devant une telle variété, on se rend aisément compte qu’il est facile de signaler certains traits de similitude culturelle de ce groupe avec leurs cousins de la rive nord.
Les chaouis de l’Aurès supérieure (Rive sud)
Les grandes tribus de la rive sud sont :
Les Ayth Yakoub regroupent les quatre tribus suivantes les Ayth Ali ben Youcef, les Ayth ali ben Daoud, les ouled Madhi et les ouled Messelem[14]. Chaque village est formé du moins de ces quatre tribus. Ils étaient obligés à vivre ensemble[14]. Avant l'occupation française les quatre tribus faisaient la guerre contre les Touabas et lee Ayth Zeyan (Zianides).
Le regroupement majeur de cette région d'après le livre de la Société de géoghraphie française est :
Ayth Habbas, tribu venant du Maroc s'installe à Menaa,ils vont joué un rôle important en unifiant les tribus chaouis pouqu'ils puissent vivre ensemble dans une même ville. Ils vont prendre de chaque tribu des familles et les font placées ensemble dans un village.
Ayth Daoud aussi appelés « Les Touabas » origine Tighanimine près des gorges de Ghoufi(Tighanimine qui veut dire les roseaux), Delartigue les places dont le groupe des Awrabas. Avant, ils luttaient contre les Ayth Abdi, les Ayth Oudjanaet les Ayth Bouslimane[15].
D'autres recherches livrent des noms de tribus ainsi que leur localité et une brève histoire.
Ayth Menacer sont Zénètes. La tribu des ayth Menacer a constitué l'un des premiers maillons de la résistance populaire algérienne contre l’occupant français, en sacrifiant sur l’autel de la liberté ses meilleurs fils.
Ayth Oudjana sont Zénètes, ils se trouvent à Taouzient, Chélia, Mellagou, Yabous.
Ayth Imloul (Ayth Melloul) (Fils de "rené" en chaoui a M'Sara, Ouldja, Chemorra, Oum Bouaghi, Tébessa, Souk Naaman, Guelma, Béjai, Skikda(ayth Mehenna).... etc) et sont frères à Banou Ifren.
Maghraouas (Imeghrawen en chaoui) la plus importante tribu Zénète originaire du village Maghraoua et de Biskra au Moyen Âge, la relation entre les gens de Médina (Ichmoul) et les Maghraoua est étroite[21]. Plusieurs tribus sont issues de cette tribu qui était sous la gouvernance des Khezar émir des Maghraouas avant le conflit entre chiite et kharidjite. les Izmerten et les Sadrata étaient établie dans cette région[21].
Autres tribus
Ouled Sahnoun, Ouled Abderahmen, Zoui, Ouled Amor, Ouled Medjda, Beni Maâta, Kesseron, Azel, Ouled Ensighn, Ouled Zaid, Herman, Ouled Bou Djemaâ, Ouled ben Mohamed, Ouled ben Feroudj, Ouled Bechatch, Ouled Otsman, Ouled Bou derhem[22], les Ayth Ouchechna origine Zénète (Briket), Bou Diaf et Ben Abdallah, Bou Diaf, Ben chenouf, Ayth Idir et Ayth Bou Okkaz, Ayth Ahmed, Ayth Alouie, Ayth Ktir, Ayth Azziz, Ben Nacer Ben Sidi Nadji, selon Delartigue. Les Aouf.
Notes et références
Cet article est partiellement ou en totalité issu de l'article intitulé « Chaouis » (voir la liste des auteurs).
↑Histoire de l'Afrique septentrionale (Berbérie) , Volume 3, Ernest Mercier, p. 205livre en ligne
↑ Acte de colloque sur l'oralité africaine, Alger du 12 au 14 mars 1989, Centre national d'études historiques Livre en ligne
↑Comptes rendus du Groupe linguistique d'études chamito-sémitiques, Volume 1, Groupe linguistique d'études chamito-sémitiques
Geuthner., 1935, p. 24 Livre en ligne
↑ a et bAu forgeron de Batna De Jean-Pierre Marin Livre en ligne
↑Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes de l'Afrique. De M. le baron de slane, 1856 version du livre en ligne
↑ a et bBulletin de la Société de géographie, Société de géographie (France)
↑Journal de la Société des africanistes
De Centre national de la recherche scientifique (France)., Société des africanistes (France)
Publié par Au siège de la Société, 1950 vesrion du livre en ligne
↑Le Christianisme en Afrique: déclin et extinction. De J. Mesnage. Publié par Adolpe Jourdan, 1915.
Notes sur l'article: v. 2 version en ligne. Ils se trouvent à Ouled Tamza, Oued Ensigha, Mascula, Khenchela, Ouled Bou Derhem, Remila.
↑Recueil des notices et mémoires de la Société archéologique, historique, et géographique du département de Constantine. De Société archéologique, historique, et géographique du Département de Constantine, Société archéologique du département de Constantine
Publié par s.n., 1872. Notes sur l'article: v.15-16 version en ligne
↑ a et bDe Société asiatique (Paris, France), Centre national de la recherche scientifique (France). Publié par Société asiatique., 1859. Notes sur l'article: ser. 5, v. 13 (1859), page 66 version du livre en ligne
↑Législation de l'Algérie: lois, ordonnances, décrets et arrêtés. De Algeria. 1884. Notes sur l'article: 2 version du livre en ligne