Miguel Chevalier

Miguel Chevalier
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (67 ans)
MexicoVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Formation
Activités
Artiste, artiste multimédia, artiste visuelVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Représenté par
Galerie MiniMasterpiece (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web
Distinction

Miguel Chevalier (né le au Mexique) est un artiste français de l'art numérique et virtuel. Depuis 1978, Miguel Chevalier utilise l’informatique comme moyen d’expression dans le champ des arts plastiques[1]. Il s’est imposé internationalement comme l’un des pionniers de l’art virtuel et du numérique[2],[3].

Il réalise également des sculptures grâce aux techniques d'impression 3D ou de découpe laser, qui matérialisent ses univers virtuels[4].


Biographie

Formation

Carrière

Si la fin des années 1970 marquent un retour à la peinture avec la figuration libre et le graffiti, Miguel Chevalier cherche à générer un propos pictural nouveau dans le champ de la peinture. Avec la présence accrue de l’informatique dans les médias et le début de l'avènement de la société de l’information au début des années 1980, Miguel Chevalier investit alors le champ de l’art digital grâce aux ordinateurs qui lui permettant de modifier, d’animer et d’expérimenter avec les images à l’infini[2]. Toutefois, l'accès à l'outil informatique reste difficile.

Sa rencontre avec Serge Equilbey, ingénieur au centre d’optique du CNRS, lui donne accès aux ordinateurs Numelec qui analysent les images par des traitements successifs[2]. Des ingénieurs du CNRS l’aide également à écrire des petits morceaux de programme lui permettant de manipuler ces images. Il crée ainsi en 1982-1983, ses premières œuvres numériques avec la série intitulée « Baroque et Classique ».

Avec l’élaboration d’œuvres numériques de plus en plus complexes, Miguel Chevalier s’entoure d’une équipe de spécialistes dans un atelier qu’il nomme La Fabrika, en référence à la factory d’Andy Warhol. Ce laboratoire de travail et de recherche lui permet alors, avec des informaticiens, des développeurs et d’autres collaborateurs, d’expérimenter ses œuvres à grande échelle[4],[5],[6].

Miguel Chevalier œuvre à faire reconnaître le champ de l’art numérique dans le monde en participant étroitement à des expositions de grande ampleur comme Artistes & Robots au Grand Palais en 2018 (commissaires : Laurence Bertrand Dorléac et Jérôme Neutres) ou Immaterial / Re-material: A Brief History of Computing Art à l’UCCA en 2020 à Pékin (commissaire : Jérôme Neutres)[4].

Travail artistique

Flux et Réseaux

Crossborders, Miguel Chevalier, 2007. Œuvre de réalité virtuelle générative et interactive. Logiciel: AAAseed par Emmanuel Mâa Berriet.
Mini Voxels Light, Miguel Chevalier, 2015. 3 œuvres de réalité virtuelle générative, 3 x (30 x 30 x 32cm). Editions Mike-Art-Kunst.
Digital Supernova, Miguel Chevalier, 2019. Œuvre de réalité virtuelle générative. Logiciel: Cyrille Henry / Antoine Villeret.

Les représentations du monde ne se résumant plus à faire état des territoires, mais s’instruisant plutôt des flux qui animent les continents et exprimant ainsi de quelles manières les technologies récentes influent dans la constitution des nouvelles images du globe[7].

Aux notions classiques de près et de loin, de lent et de rapide pour le calcul des étendues et des distances, Miguel Chevalier substitue celles de connexions, d’entrelacements continus ou discontinus et de relations entre les espaces pour des installations cartographiques, telles que Crossborders, qui s’instituent dorénavant sur les liaisons invisibles, les informations et les échanges qui parcourent notre monde[7].

Arabesques Numériques

Pixels Snow, Miguel Chevalier, 2010. Œuvre de réalité virtuelle générative et interactive. Logiciel: Cyrille Henry.
Magic Carpets, Miguel Chevalier, 2014. Œuvre de réalité virtuelle générative et interactive. Logiciel: Cyrille Henry / Antoine Villeret.
Digital Arabesques, Miguel Chevalier, 2014. Œuvre de réalité virtuelle générative et interactive. Logiciel: Cyrille Henry / Antoine Villeret.

Inspiré des contes des mille et une nuits, Miguel Chevalier a élaboré un langage virtuel formant un monde de couleurs et de figures, qui transformerait, comme à travers un kaléidoscope, l’univers en constellations[8].

Nature et Artifice

Ultra-Nature, Miguel Chevalier, 2005. Œuvre de réalité virtuelle générative et interactive. Logiciel: Music2eye.
Herbarius '2059', Miguel Chevalier, 2009. Œuvre de réalité virtuelle générative et interactive. Logiciel: Cyrille Henry / Antoine Villeret. Textes: Jean-Pierre Balpe.
Extra-Natural, Miguel Chevalier, 2018. Œuvre de réalité virtuelle générative et interactive. Logiciel : Cyrille Henry / Antoine Villeret.

Meta-territoires

Terra Incognita, Miguel Chevalier, 2010. Œuvre de réalité virtuelle générative et interactive. Musique: Jacopo Baboni Schilingi. Logiciel: Claude Micheli. Modélisation 3D : Pascal Maillard.
Body Voxels - The Walker, Miguel Chevalier, 2013. Sculpture en bois de 2,20m de haut peinte en noir et orange, base en acier.
Light Meta-Cité, Miguel Chevalier, 2016. Œuvre de réalité virtuelle générative. Logiciel: Claude Micheli.

L’artiste aborde également le corps tel que la science le révèle par l'imagerie médicale (scanners, IRM, échographie, thermographie)[9]. Inspiré de ces nouvelles technologies qui donnent une vision inédite du corps humain, l'homme devient dans des œuvres telles que Body Voxels, transparent, filaire et revisite les classiques de la sculpture dans une esthétique liée au numérique (pixellisation, maillage, voxellisation)[9].

Expositions personnelle (Sélection)

  • 2025 Digital by Nature – The art of Miguel Chevalier, Kunsthalle der Hypo-Kulturstiftung, Munich (GER) [10]
  • 2025 Digital Floralia, Curateur : Philippe Piguet, Musée des Beaux-Arts, Angers (FRA) [10]
  • 2025 Digital Abysses, Musée en herbe, Paris (FRA)
  • 2024 Pixels - Une expérience interactive avec l'univers créatif de l'IA, Grand Palais Immersif, Paris (FRA)[10]
  • 2024 Digital Abysses, Château d’If, Marseille (FRA)
  • 2024 Extra-Natural, Musée National, organisée par l’IFC, Yaoundé (CMR)[10]
  • 2023 Magic Carpets – The Origin of the World, curateurs : Jérôme Sans et Pedro Alonzo, Festival Noor Riyadh (cat.), KAFD, Riyad (SAU)
  • 2023 Meta-Nature AI, Seoul Light, DDP-Dongdaemun Design Plaza, Séoul (KOR)
  • 2023 Digital Beauty (cat. exp.), Ara Art Center, Seoul (KOR)[10]

Expositions de groupe (Sélection)


Bibliographie

  • Miguel Chevalier - Digital Floralia, exposition du musée des Beaux-Arts d'Angers, Philippe Piguet et Anne Esnault, éditions Musées d'Angers, 2025 [16]
  • Miguel Chevalier, Bernard Chauveau Édition, Paris, 2018 (ISBN 9782363062437)
  • Miguel Chevalier, 1-Bit Book: l'imaginaire des mondes virtuels 2012-2015, Galerie Lélia Mordoch, Paris/Miami, 2015 (ISBN 978-2-909138-24-4)
  • Serge Fauchereau et David Rosenberg, Power Pixels, Enghien-les-Bains, Centre des arts, 2013 (ISBN 978-2-916639-32-1)
  • Miguel Chevalier, L’Algorithme pixelisé, collection "L'art en écrit", éditions Jannink, Paris, 2003 (ISBN 2-902462-84-0)
  • Serge Fauchereau et Vincent Huguet, Power Pixels, Rio de Janeiro, Aeroplano editora, 2011
  • Christine Buci-Glucksmann, Seconde Nature/Marseille 2010, Miguel Chevalier et Charles Bové, Paris, a.p.r.e.s. éditions, 2011 (ISBN 978-2-95288-975-9)
  • Miguel Matos, Power Pixels, Lisboa, Antonio Prates, 2010
  • Suzete Venturelli, Segunda Natureza, Brasilia, Espaço Marcantônio Vilaça, 2009
  • Jean-Pierre Balpe et Miguel Chevalier, Herbarius 2059 - 12 graines, Paris, 2009 (ISBN 978-2-84940-059-3)
  • Cemren Altan et Pierre Yves Desaive, Fractal Flowers 2009, Bruxelles, iMal, 2009
  • Mario Costa, Edmond Couchot, Gunnar B. Kvaran, Ariella Masboungi et Mohamed Rachdi, Miguel Chevalier, 2000/2008, Blou, Monografik Editions, 2008 (ISBN 978-2-916545-76-9)
  • Henri-François Debailleux, Seconde nature, Trelazé, Ed. Mairie de Trelazé, 2007
  • Manuela de Barros, Arabesques Numériques, Marrakech, Ed. Institut Français de Marrakech, 2005
  • Françoise Gaillard, Paradis artificiels, Vitry sur Seine, Ed. Galerie Municipale de Vitry-sur-Seine, 2004
  • Norbert Hillaire, Autres Natures, Montreuil, Ed. Centre d’Art Modene Espace Mira Phalaina, 2001
  • Pierre Restany, Laurence Bertrand-Dorléac et Patrick Imbard, Miguel Chevalier 1981/2000, Paris, Flammarion, 2001
  • Christine Buci-Glucksmann et Miguel Chevalier, CD-Rom intéractive, Paris, 2000
  • Gerardo Estrada, Jorge Juanes et Elias Levin Rojo, Oro negro, Mexico, Ed. Museo de arte Alvar y Carmen T. de Carrillo Gil, 1996
  • José Hernan Aguilar et Miguel Chevalier, Oro negro, Bogotà, Ed. Museo de arte universidad nacional de Colombia, 1994
  • Jorge Luis Gutiérrez, Oro negro, Caracas, Ed. Museo de artes visuales Alejandro Otero, 1993
  • Rosanna Albertini, De l’analogique au numérique, Belfort, Ed. Musée d’art et d’histoire, 1992
  • Miguel Chevalier, Marine, Nantes, Ed. École régionale des beaux-arts, 1991
  • Eric Audinet et Ginger Danto, Œnologie, Paris, Ed. Horizons chimériques, 1991
  • Patrick Imbard et Alain Renaud, Miguel Chevalier. Interconnexion, Levallois-Perret, Ed. Centre d’art contemporain La Base, 1990
  • Vittorio Fagone, Anthropométrie, Firenze, Ed. Galleria Vivita 2, 1990
  • Miguel Chevalier, Mosaïques, Brétigny-sur-Orge, Ed. Centre d’art contemporain, 1989
  • Pierre Restany et Laurence Bertrand Dorléac, Révolution. De la peinture au numérique, Hérouville-Saint-Clair, Ed. Centre d’art contemporain, 1989
  • Jérôme Sans, Miguel Chevalier, Images nouvelles, Belfort, Ed. Granit Centre d’art contemporain, 1987

Distinctions

Notes et références

  1. Laurence Bertrand-Dorléac, L'image puissance infinie, (lire en ligne)
  2. a b et c (en) Jérôme Neutres, In the Flesh of the Image, (lire en ligne)
  3. Elisabeth Couturier : « Aujourd’hui cet artiste novateur se voit sollicité par les plus grands musées et fondations à travers le monde pour créer des projections-installations spectaculaires, gigantesques et lumineuses, qui immergent le spectateur dans un bain illimité de motifs et de couleurs mouvantes. Il apparaît comme le chef de file d’une nouvelle esthétique qui s’ancre dans le langage des mathématiques contemporaines autant que dans l’histoire de l’art et marque un nouveau chapitre de la saga des formes. » au sujet de Miguel Chevalier (source : artcomoedia.fr)
  4. a b et c « Miguel Chevalier : "Souvent les gens n’imaginent pas que pour que nos rêves se réalisent, il faut être aussi un artiste entrepreneur…" », sur Artistikrezo, (consulté le ).
  5. « Miguel Chevalier : « Je suis comme un réalisateur qui travaille avec une petite équipe » | CNC », sur cnc.fr (consulté le ).
  6. « Immersion dans l'art numérique et virtuel de Miguel Chevalier », sur Artist UP (consulté le ).
  7. a et b Jacque Py, Retour sur Terre, (lire en ligne)
  8. Mohamed Rachdi, L’Orient à l’épreuve de l’art numérique, (lire en ligne)
  9. a et b « "Cosmologie du Vivant 2020" de Miguel Chevalier à l'Institut Pasteur | Galerie Keza », sur galeriekeza.com (consulté le ).
  10. a b c d et e « Miguel chevalier », sur www.miguel-chevalier.com (consulté le )
  11. (en) Artists & Robots, Paris, RmnGP, , 215 p. (ISBN 978-2-7118-7036-3), p. 218
  12. Laurence Bertrand Dorléac/Jérôme Neutres, Artistes et Robots : [exposition, Paris], Grand Palais, Galeries nationales, 5 avril-9 juillet 2018, Paris, RmnGP, , 207 p. (ISBN 978-2-7118-7109-4), p. 210
  13. Shadows, Paris, Galerie Italienne, , p. 80
  14. (en) « Miguel Chevalier », sur imrm (consulté le ).
  15. « IMMATERIAL/RE-MATERIAL: A BRIEF HISTORY OF COMPUTING ART »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?), sur miguel-chevalier.com (consulté le ).
  16. Anne Angers et Philippe Piguet, Digital floralia, Miguel Chevalier: [exposition, Angers], Musée des beaux-arts d'Angers, 13 juin 2025-18 janvier 2026, M'A, Musées d'Angers, (ISBN 978-2-35293-093-8)

Liens externes

Content Disclaimer

Informasi ini disarikan dari Wikipedia dan disajikan kembali untuk tujuan edukasi. Konten tersedia di bawah lisensi CC BY-SA 3.0. Kami tidak bertanggung jawab atas ketidakakuratan data yang bersumber dari kontribusi publik tersebut.

  1. The information displayed on this website is sourced in part or in whole from Wikipedia and has been adapted for the purpose of restating it. We strive to provide accurate and relevant information, however:
  2. There is no guarantee of absolute accuracy. Wikipedia is an open, collaborative project that can be edited by anyone, so information is subject to change.
  3. It is not intended to constitute professional advice. The content displayed is for informational and educational purposes only. For important decisions (e.g., medical, legal, or financial), please consult a professional.
  4. Content copyright. Wikipedia is licensed under the Creative Commons Attribution-ShareAlike License (CC BY-SA). This means that content may be reused with appropriate attribution and shared under a similar license.
  5. Responsible use. Any risk arising from the use of information from this website is entirely the responsibility of the user.