Textes des pyramides

Textes des pyramides
Image illustrative de l’article Textes des pyramides
Chambre intérieure de la pyramide d'Ounas

Auteur Anonyme
Pays Égypte antique
Genre littérature funéraire
Version originale
Langue Égyptien ancien
Lieu de parution Égypte
Date de parution XXIVe siècle au XXIe siècle avant notre ère
Version française
Traducteur Gaston Maspero, Louis Speleers, Raphaël Bertrand, Claude Carrier, Bernard Mathieu
Chronologie

Les Textes des pyramides sont les plus anciens écrits religieux de l'Égypte antique connus à ce jour. C'est la somme des conceptions funéraires des Égyptiens de l'Ancien Empire, c'est-à-dire d'il y a 4 500 ans (même plus, si l'on considère que ces conceptions ont dû naître antérieurement, avant d'être retranscrites sur la pierre).

Ces textes, d'abord uniquement inscrits dans les pyramides des rois, vont ensuite aussi figurer dans celles de leurs reines à la fin de l'Ancien Empire. Certaines formules se retrouvent au Moyen Empire dans le corpus des Textes des sarcophages. Dans les pyramides à textes, ces écrits sont gravés en colonnes sur les murs des corridors, des antichambres et des chambres funéraires. Les murs qui entourent le sarcophage ne portent généralement pas de textes. Les plafonds sont couverts d'étoiles. Il semble que la pyramide la plus tardive inscrite partiellement avec les textes des pyramides soit celle du « chef des scelleurs » Rêhérychefnakht, dans la nécropole entourant la pyramide de Pépi Ier.

En 1881, Gaston Maspero découvre ces textes dans la pyramide d'Ounas.

Découvertes et études

Fouilles archéologiques

L'archéologue et égyptologue français Auguste Mariette, alors directeur du Service de conservation des antiquités de l'Égypte, avait toujours pensé que, à l'instar des pyramides de Gizeh, les pyramides étaient vierges de toute inscription. À l'inverse, son compatriote Gaston Maspero, alors directeur de l'Institut français d'archéologie orientale du Caire, était convaincu de leur présence. Il choisit dès 1880 un site au sud de Saqqarah, une colline cartographiée par l'égyptologue prussien Karl Richard Lepsius en 1842, pour ses premières fouilles archéologiques. Émile Brugsch est alors envoyé dans les ruines et découvrit une grande structure, qu'il identifia comme étant la pyramide de Pépi Ier de la VIe dynastie. Au cours des fouilles, il put accéder aux chambres souterraines et découvrit que les murs de la structure étaient couverts d'inscriptions hiéroglyphiques[1]. Maspero contacta alors Auguste Mariette pour l'informer de sa découverte. Ce dernier conclut que la structure devait être un mastaba d'un personnage inportant du nom de Pépypen Méryrêpen, composé à partir de ceux du roi, car aucune inscription n'avait été découverte auparavant dans une pyramide[2],[3].

Mariette donne alors l'autorisation d'ouvrir une seconde structure, à environ un kilomètre au sud-ouest de la première, à la recherche de preuves supplémentaires. Cette seconde structure fut alors identifiée comme la pyramide de Mérenrê Ier, successeur de Pépi Ier[4],[3]. Maspero y découvrit le même texte hiéroglyphique sur les murs que dans la pyramide de Pépi Ier[5],[3], ainsi que la momie d'un homme dans le sarcophage de la chambre funéraire[6],[7]. Cette fois, il rendit visite en personne à Mariette, qui rejeta à nouveau les découvertes, déclarant sur son lit de mort : « En trente ans de fouilles en Égypte, je n'ai jamais vu de pyramide dont les chambres souterraines présentaient des hiéroglyphes inscrits sur leurs murs[4]. » Tout au long de l'année 1881, Maspero, devenu entretemps le directeur du Service de conservation des antiquités de l'Égypte, continua de diriger les investigations sur d'autres sites de Saqqarah, et d'autres textes furent découverts dans chacune des pyramides d'Ounas, de Téti et de Pépi II au cours de la première moitiée de l'année 1881[4],[8]. Maspero commença à publier ses découvertes dans le Recueil des Travaux à partir de 1882 et continua de participer aux fouilles de la pyramide où les textes avaient été trouvés jusqu'en 1886.

Entre 1926 et 1932, l'archéologue et égyptologue suisse Gustave Jéquier mena les premières fouilles systématiques des pyramides de Pépi II et de ses épouses – Neith II, Ipout II et Oudjebten[9],[8]. Jéquier dirigea également les fouilles de la pyramide de Qakarê Ibi. Il publia par la suite l'intégralité des textes découverts dans ces cinq pyramides[10],[11],[12],[13].

Depuis 1958, dans le cadre de la Mission archéologique française de Saqqâra, des expéditions dirigées par Jean-Philippe Lauer, Jean Sainte Fare Garnot et Jean Leclant ont entrepris un important projet de restauration des pyramides de Téti, Pépi Ier et Mérenrê Ier, ainsi que de la pyramide d'Ounas. À partir de 1987, cette mission commença la fouille systématique du complexe de Pépi Ier : les débris furent dégagés de la pyramide, tandis que les recherches se poursuivaient sous la direction d'Audran Labrousse[14]. Le corpus de textes pyramidaux de la pyramide de Pépi Ier put alors être publié pour la première fois dans leur intégralité en 2001[15]. La Mission archéologique française de Saqqâra, devenue Mission archéologique franco-suisse de Saqqâra en 2007, continua de fouiller les abords de la pyramide de Pépi Ier, ce qui permit de découvrir successivement les pyramides de reines autour du complexe, dont notamment deux qui possédaient des textes des pyramides : en 2000, la pyramide d'Ânkhésenpépi II, puis en 2010 la pyramide de Béhénou[a],[14],[16]. Une pyramide d'un particulier nommé Rêhérychefnakht, construite au tout début du Moyen Empire sur les ruines du cimetière des reines de Pépi Ier et découverte en 2005, présente également quelques passages des Textes des pyramides peints sur les parois[17].

Philologie et traductions

Maspero publia le premier corpus du texte, avec sa traduction, en 1894 en français sous le titre Les inscriptions des pyramides de Saqqarah[b] ; ce volume comprend les passages les mieux conservés des cinq pyramides royales ouvertes en 1880 et 1881. Maspero s'était appuyé sur les copies et les estampages que lui et son équipe avaient réalisées pendant les fouilles et les hiéroglyphes avaient alors été reproduits au moyen d'une fonte hiéroglyphique[5],[18].

Une édition en deux volume fut réalisées en allemand par l'égyptologue allemand Kurt Heinrich Sethe[c] entre 1908 et 1910 dans Die altägyptischen Pyramidentexte, édition complétée par deux autres volumes en 1922[5],[19]. La version publiée par Sethe est considérée comme la version de référence des textes : il avait en effet réalisé une copie manuelle des hiéroglyphes, permettant une plus grande précision quant à la lecture ; il avait également présenté la première étude mettant en avant l'organisation interne des textes, identifiant 714 sections, nommées Sprüche, c'est-à-dire « récitations », divisées en 2 217 paragraphes[19].

À partir de l'édition de Sethe, plusieurs traductions des textes ont été publiées. On peut noter notamment :

  • les éditions de Louis Speleers, Les Textes des pyramides égyptiennes, publié en 1923 pour la traduction et 1924 pour le vocabulaire (une nouvelle édition rassemblant les deux tomes parut en 1934) ; cette traduction prit le partie d'être pleinement littérale, ce qui nuit souvent à la bonne compréhension des textes, et l'absence d'un véritable commentaire de ces textes, cette édition fut souvent critiquée[20],
  • Samuel A. B. Mercer publia une traduction anglaise et en 1952, nommée The Pyramid Texts in translation and commentary ; il s'agit de la première version complètement commentée des textes funéraires[20],
  • Sethe, après la parution de Die altägyptischen Pyramidentexte, s'attela à la rédaction d'une traduction commentée, qu'il n'eut cependant pas le temps de finir ; ses collègues complèterent le travail et publièrent alors entre 1935 et 1962 les six volumes posthumes de Übersetzung und Kommentar zu den Altägyptischen Pyramidentexten[21],
  • en 1968 fut publiée la première traduction intégrale d'un seul texte, sous la plume d'Alexandre Piankoff, disparu deux ans auparavant : The Pyramid of Unas. Texts translated with Commentary ; l'auteur a tenue compte pour sa traduction de la position des textes sur les parois et non plus du classement établi par Sethe ; l'ordre de lecture proposé par l'auteur a cependant été revue depuis ; l'originalité de ce travail tient également au fait qu'il s'agit de la première édition d'une documentation photographique de qualité et intégrale d'un des corpus[22],
  • dès 1969, les différentes traductions précédentes furent supplantées par celle d'Raymond O. Faulkner, qu'il publia dans son ouvrage The Ancient Egyptian Pyramid Texts Translated into English, accompagné d'un supplément la même année, Supplement of Hiroglyphic Texts, incluant des ajouts aux textes de Pépi II et l'ajout des textes de Neith, d'Ipout II et de Qakarê Ibi ; ce travail porta alors le nombre de « récitations » à 759[22],
  • en 2001 est sorti un ouvrage collectif aux presses de l'IFAO, Les Textes de la pyramide de Pépy Ier ; cet ouvrage, premier d'une longue série (voir ci-dessous), est le fruit d'un fastidieux travail d'assemblage, de restauration, de remontage, de copies, de prises de vue et d'études des miliers de fragments découverts dans le tombeau, dont certains sont aujourd'hui conservés dans divers musées du monde ; ce travail a permis d'apporter de nombreusx ajouts et corrections à l'identificaton des « formules » — les anciennes « récitations » de Sethe —, amenant ainsi à doubler la numérotation de Sethe et adoptant une désignation tenant compte de l'emplacement des textes dans les appartements funéraires[23],
  • James Peter Allen publia en 2005, puis 2015 dans une édition révisée, un ouvrage qui est devenu la référence en la matière : The Ancient Egyptian Pyramid Texts ; cette traduction est issue d'un travail de refonte complète de l'approche des textes, adoptant une lecture « spatiale » des textes, en fonction de leur emplacement dans les appartements funéraires[22].

Parmi les éditions et traductions récentes en langue française se trouvent deux principales séries d'ouvrages :

  • les ouvrages de Claude Carrier publiés entre 2009 et 2010 aux éditions Cybèle ; ces ouvrages couvrent les textes des pyramides d'Ounas, de Téti, de Pépi Ier, de Mérenrê Ier, de Pépi II, de Neith II, d'Ipout II, d'Oudjebten, de Qakarê Ibi et de diverses tombes de particuliers,
  • les ouvrages de la MAFS publiés à l'IFAO ; ces ouvrages, pour certains publiés, pour d'autres en préparation, concernent les textes des pyramides de Téti, de Pépi Ier, d'Ânkhésenpépi II, de Béhénou, de Mérenrê Ier, de Pépi II, de Neith II et de Qakarê Ibi[17].

Il est nécessaire de garder à l'esprit que les Textes des pyramides sont un corpus ouvert car toutes les sources ne sont pas encore connues. Toute évaluation définitive de leurs extensions est donc encore de l'ordre de l'impossible. D'autant plus que les anciens Égyptiens n'ont pas perçu ces textes comme immuables. Des transpositions et des adaptations apparaissent ainsi dans le corpus des Textes des sarcophages et dans le Livre des Morts.

Lorsque l'égyptologue néerlandais Adriaan de Buck collecta et rassembla les Textes des sarcophages, il prit le parti de ne pas tenir compte des chapitres qui figurent déjà dans le corpus des Textes des pyramides. Cependant, cet important travail philologique devent la référence égyptologique en matière de littérature funéraire du Moyen Empire. Il se crée alors une distorsion involontaire dans la perception de l'usage des Textes des pyramides. La tradition des Textes des pyramides ne prend pas fin avec l'Ancien Empire mais se poursuit jusqu'à la fin de l'Égypte antique (occupation romaine). Les Textes des pyramides ont ainsi accompagné les défunts égyptiens durant vingt-cinq siècles[a 1].

Bénéficiaires

Pyramides royales

Vestiges de la pyramide d'Ounas.

Toutes les pyramides d'Égypte ne sont pas des pyramides à texte. Seuls onze de ces monuments présentent sur les parois intérieures de leurs salles souterraines des passages des Textes des pyramides. Les complexes funéraires des rois de la IVe dynastie tels Snéfrou, Khéops, Khéphren ou Mykérinos ne comportent pas d'inscriptions et très peu de décorations. En cette matière, le dernier roi de la Ve dynastie fait preuve d'innovation. Ounas est en effet le premier souverain de l'Égypte antique à faire graver des textes hiéroglyphiques et funéraires sur les parois des chambres intérieures de sa pyramide (chambre funéraire, antichambre, passage entre ces deux chambres, couloir)[a 2].

Les successeurs du roi Ounas s'inspirent de ce programme décoratif et reprennent à leur propre profit ces textes liturgiques et magiques. On dispose ainsi de textes provenant des rois de la VIe dynastie ; à savoir Téti, Pépi Ier, Mérenrê Ier et Pépi II. Des textes ont aussi été retrouvés dans la pyramide de Qakarê-Ibi, le roi le moins obscur des VIIe et VIIIe dynasties[a 3].

Le contenu des textes est fortement lié à la fonction royale. On assiste cependant vers la VIe dynastie à leur diffusion vers les pyramides des reines. La plus ancienne reine connue ayant eu les Textes des pyramides dans sa chambre funéraire est la reine Ânkhésenpépi II, épouse des rois Pépi Ier et Mérenrê Ier et mère et régente du roi Pépi II ; sa pyramide est située à côté de la pyramide de Pépi Ier[a 4]. Une autre pyramide à textes située autour de la pyramide de Pépi Ier est celle de Béhénou, peut-être à dater du règne de ce roi[17]. Une autre pyramide de reine devrait également avoir des textes des pyramides : quelques fragments de paroi inscrits des Textes des pyramides au nom d'une reine nommée Ipout ont été retrouvés aux abords de la pyramide de Pépi Ier[d],[17]. Enfin, les trois épouses de Pépi II enterrées autour de la pyramide de ce dernier possèdent également les textes ; il s'agit des pyramides des reines Neith II, Ipout II et Oudjebten[17].

Notables

La diffusion des Textes des pyramides ne s'est pas arrêtée aux membres de la famille royale. Durant le Moyen Empire et au début du Nouvel Empire, des notables utilisèrent grandement ces textes en les faisant apparaître sur les murs de leurs tombeaux, sur leurs sarcophages et sur leurs vases canopes. Parmi les mastabas de notables où l'on trouve des chapitres de ce corpus, on peut citer ceux de Neha, d'Imhotep, de Senousrêtânkh, de Siese, de Horhotep et d'Amenemhat[a 5]. Plus tard, aux temps des XXVe et XXVIIe dynasties, on retrouve des passages de ces textes dans les tombeaux de notables comme Râdjaa, Padiamenopet, Hor, Ouahibrê-men, Neferibrê-sa-Neith, Amentefnakht, etc[a 6].

Quelques monuments :

  • la chambre funéraire du mastaba du gouverneur Neha à El-Qattâ date du Moyen Empire. Elle fut fouillée en 1907 par l'IFAO (Chassinat, Gauthier et Piéron). Les textes sont peints en noir sur un fond jaune clair ; certains chapitres des Textes des pyramides sont répertoriés, d'autres sont des variantes qui présentent soit des ressemblances soit des singularités propres[a 7] ;
  • la chambre funéraire inachevée du mastaba d'Imhotep (gouverneur, chancelier du roi de Basse-Égypte, Ami Unique, ritualiste en chef, scribe divin et directeur des travaux) à Licht. Sa découverte remonte à 1914 par l'équipe d'Albert Morton Lythgoe du Metropolitan Museum of Art de New York. Elle fut réétudiée en 1988 sous la direction de Dieter Arnold. Les textes sont gravés et peints sur des dalles de calcaire[a 8] ;
  • trois parois de la chambre funéraire et deux parois du couloir du mastaba de Senousertânkh. Cette tombe datée de la XIIe dynastie est située à Licht près de la pyramide de Sésostris. Le mastaba fut découvert en 1932 par une équipe du Metropolitan Museum of Art de New York[a 9] ;
  • la chambre funéraire du mastaba de Siese de la XIIe dynastie. Elle est située à Dahchour au sud de la nécropole d'Amenemhat II. La publication des textes, très sommaire, fut réalisée en 1903 par Georges Legrain[a 10] ;
  • le tombeau de l'Ami Unique Horhotep, daté de la XIe dynastie fut redécouvert par Gaston Maspero en 1883. Il est situé à Deir el-Bahari. La tombe est creusée au bout d'un boyau de trente mètres de long sur quatre-vingt centimètres de haut[a 11].

Présentation

Époque d'élaboration

Chambre funéraire de la pyramide d'Ounas

Le premier roi à faire figurer des textes dans sa pyramide est Ounas au XXIVe siècle avant notre ère. Les formules qui y figurent n'ont sans doute pas été rédigées pour lui. Les graveurs ont dû se référer à un fond préexistant et tiré d'une bibliothèque religieuse rattachée à un temple. Cette hypothèse s'appuie sur un cartouche royal situé dans le passage qui mène de la chambre funéraire à l'antichambre. Là, au lieu de trouver comme partout ailleurs le nom d'Ounas, figure le mot « roi ». Il y a là un oubli où le mot « roi » du papyrus modèle n'a pas été remplacé[a 12]. En outre, le langage utilisé à la VIe dynastie dans la tombe d'Ounas semble correspondre, selon l'égyptologue américain James Peter Allen, à celui en pratique durant ou avant la Ve dynastie[a 13].

D'autres preuves vont dans le même sens. La pyramide d'Ounas rapporte des pratiques qui, d'après les trouvailles archéologiques, n'avaient déjà plus cours du temps d'Ounas, comme la construction du tombeau en brique, l'inhumation en pleine terre ou le cannibalisme (chap. 273-274)[a 14] :

« C'est ledit Ounas qui mange les hommes, qui se nourrit des dieux. [...] C'est Khonsou, couteau des Seigneurs, qui les dépècera pour Ounas et qui extirpera pour lui ce qui est dans leur ventre. [...] C'est Chesmou qui les sacrifiera pour Ounas et qui en cuit un morceau sur les fourneaux du repas du soir ! C'est ledit Ounas qui mange leur magie-hekaou et avale leur pouvoir-akh ! »

— Hymne cannibale. Traduction de Claude Carrier[a 15].

Gravure et relecture

hiéroglyphes sculptés de la pyramide de Téti.

Avant d'avoir été gravés sur les parois, les hiéroglyphes disposés en colonnes verticales ont d'abord été dessinés à la peinture noire. Il semble que le texte de base ait été un original sur papyrus en écriture hiératique horizontale. Cette supposition se base sur l'existence de signes hiéroglyphiques qui sont manifestement des erreurs d'interprétation résultant du passage de l'écriture hiératique à l'écriture hiéroglyphique[f 1]. Une autre preuve est le passage du cas général au cas particulier. On a en effet remplacé le mot « nesou » (« roi ») par le nom propre du roi. Ainsi, dans la pyramide d'Ounas, on peut remarquer que le cartouche d'Ounas a été regravé par-dessus le mot « nesou » par deux fois, dans une phrase située sur la paroi nord du passage séparant la chambre funéraire de l'antichambre[f 2].

Une fois le texte hiéroglyphique gravé, un scribe a procédé à une relecture du texte. Il a signalé les erreurs aux sculpteurs en inscrivant les modifications à apporter avec de la peinture noire ou rouge. Les textes de la pyramide d'Ounas présentent ainsi cent-soixante-trois modifications, dont soixante-quatorze dans la chambre funéraire et soixante-dix-neuf dans l'antichambre. Ces modifications vont d'un seul signe hiéroglyphique à des passages entiers[f 3] mais, par suite de manquements, deux corrections à l'encre n'ont pas été prises en compte par les sculpteurs[f 4]. Ces 163 modifications sont très diverses. On a procédé à la correction, à l'inversion, à la suppression ou à l'insertion d'un signe hiéroglyphique ; à l'insertion ou à la suppression d'un mot ou d'une phrase ou à la substitution d'un mot à un autre[f 5].

Parfois, les modifications ne consistent donc qu'en de simples insertions lorsqu'un signe a été oublié. Mais, lorsqu'il a fallu changer le texte, les anciens hiéroglyphes ont été cachés par une couche de plâtre, puis le nouveau texte a été gravé par-dessus[f 6]. Ces corrections réalisées, les hiéroglyphes ont été peints en bleu foncé (Ounas) ou en vert (pyramide de Pépi Ier et de Mérenrê). Cette dernière pratique semble toutefois absente chez Téti[f 7].

Disposition des textes

Pyramide de Téti

Les égyptologues ont tenté d'expliquer la disposition des textes ainsi que leur agencement. En partant de l'idée que leur disposition est en rapport avec leur contenu, certains chercheurs pensent qu'il existe une assimilation symbolique de chaque chambre souterraine à une région de la géographie mythique. À la fin des années 1980, James Peter Allen a proposé qu'on lise les Textes des pyramides à partir du sarcophage jusque vers l'extérieur de la tombe. Selon lui, la chambre funéraire, l'antichambre et le corridor seraient respectivement assimilées à la Douât, à l'Akhet et aux Routes du ciel[24],[25].

Deux décennies plus tard, en 2009, Harold M. Hays remet en cause cette approche textuelle[e 1]. Selon lui, les chambres souterraines des pyramides ne symbolisent pas des régions mythiques. Si les textes de la chambre funéraire mentionnent bien la Douât, l'Akhet y apparaît aussi[e 2] ; l'antichambre peut tout autant être la Douât que l'Akhet[e 3] et toutes les pièces funéraires mentionnent l'Akhet[e 4]. De plus, d'une pyramide à l'autre, les textes peuvent changer de place[e 5]. Ce ne sont donc pas les textes qui ont influencé l'architecture mais, au contraire, la disposition des textes a été influencée par la configuration traditionnelle des lieux. Le roi, dans sa pyramide à textes, dispose de deux chambres souterraines (chambre funéraire et antichambre). Mais cette organisation spatiale existe bien avant Ounas (-2353) car elle s'est mise en place à partir du roi Ouserkaf (-2465)[e 6].

Harold M. Hays reprend finalement une argumentation énoncée par Jan Assmann en 1999. Pour ce dernier, les Textes des pyramides doivent être étudiés en commençant par les liturgies funéraires qui y apparaissent – une liturgie funéraire étant un texte où un ritualiste anonyme s'adresse au roi. Il se fait alors jour une cohérence textuelle car le contexte rituel des liturgies est bien défini. Une formule des Textes des pyramides est par conséquent moins compréhensible prise isolément qu'en série. Une formule se comprend à partir du rituel où elle apparaît et à partir des formules qui l'environnent[c 1].

Dans les chambres funéraires des pyramides, les textes écrits sont comme une voix artificielle qui récite pour l'éternité et en permanence les paroles liturgiques[c 2]. Dans les textes disposés autour du sarcophage, la voix du ritualiste parle au roi. Ailleurs, c'est le roi lui-même qui parle. Au moins quatre contextes rituels s'y font voir : l'embaumement du corps, la dépose de la momie dans la tombe et le sarcophage, la consécration de la tombe et, enfin, les sacrifices cultuels journaliers ou festifs[c 3].

Programme décoratif du roi Ounas

Pyramide d'Ounas
plan des souterrains :
A = Couloir ; B = Herses ; C = Chambre à niches ; D = Antichambre ; E = Chambre funéraire ; F = Sarcophage
gris = calcaire ; rouge = granit ; vert = albâtre.

Le roi Ounas (Ve dynastie) est le premier souverain égyptien à faire orner les parois des souterrains de sa pyramide par des textes en écriture hiéroglyphique. Dans le couloir depuis les herses, dans l'antichambre et dans la chambre funéraire sont ainsi gravés sur un revêtement de pierre calcaire les plus anciennes apparitions des Textes des pyramides. Les hiéroglyphes disposés en des successions de colonnes verticales sont délicatement ouvragés et rehaussés d'une couleur bleue ; 227 formules entourent la dépouille royale telle une récitation silencieuse mais permanente[b 1].

La chambre funéraire (E) et l'antichambre (D) sont couvertes par une voûte décorée par un ciel nocturne semé d'étoiles. Le sarcophage (F) en grauwacke, vierge d'inscriptions, est placé devant la paroi occidentale de la chambre funéraire. Les murs au fond de la chambre évoquent la façade d'un palais[g 1]. Ils sont restés très largement sans inscriptions sauf le haut du pignon, où apparaissent des formules pour repousser les serpents[b 2]. La paroi nord est recouverte par une très longue suite de formules destinées à pourvoir le roi en diverses offrandes de vin, des volailles, de lait ou de céréales[b 3] (chapitres 23 à 212 sur trois registres de cinquante-cinq colonnes de textes chacun). Cette série se poursuit sur la paroi nord du passage qui mène vers l'antichambre (D). Sur la paroi sud, des formules de glorification (chap. 213 à 219 sur quarante-trois colonnes) sont présentes pour intégrer éternellement le roi dans la marche du cosmos avec le soleil et les étoiles. Cette série de formules se poursuit (chap. 219 à 224) sur la paroi orientale, où est située l'entrée de la chambre funéraire, ainsi que sur la paroi sud du passage[b 2].

Les textes gravés sur toutes les parois de l'antichambre (D) sont consacrés à l'ascension du roi et à son voyage dans le ciel (chap. 247 à 312). Après avoir été présenté aux dieux, il est placé à leur tête car il est plus puissant qu'eux[b 2]. Contrairement aux deux autres chambres, la pièce avec les trois niches (C) est restée vierge d'inscriptions et son plafond est plat.

Le programme décoratif d'Ounas sera ensuite repris par ses successeurs de la VIe dynastie. Certains porteront le nombre des formules à 759[b 1].

Les pyramides de Pépi Ier et de Pépi II sont celles qui disposent des plus grandes surfaces textuelles[a 16].

Mythologie

Symbolisme de la pyramide

Les anciens Égyptiens ont symboliquement associé les espaces architecturaux à des régions célestes. Au Nouvel Empire, durant la période ramesside, la tombe a ainsi été rapprochée de la Douât[e 7]. Cette manière de penser est déjà en vigueur durant l'Ancien Empire. Un passage des Textes des pyramides situé dans l'antichambre de Néferkarê Pépi assimile métaphoriquement le monument funéraire et ses différents éléments à la déesse Nout, la personnification du ciel[e 8] :

« [Si] tu as été donné à ta mère Nout en son nom de sarcophage, c'est qu'elle t'a rassemblé en son nom de cercueil ! [Si] tu es tiré vers le haut par elle, c'est en son nom de tombe ! »

— Traduction de Claude Carrier[a 17]

Dans le même monument mais dans la chambre funéraire, un autre passage évoque une assimilation du défunt et de sa pyramide à Osiris, le fils de Nout[e 9] :

« Ô Horus, c'est Osiris que ledit Néferkarê, c'est Osiris que cette pyramide de Néferkarê [et] cette construction qui est sienne ! Dirige toi vers lui ! Ne t'écarte pas de lui en son nom de Pyramide. »

— Traduction de Claude Carrier[a 18]

Le même texte figure déjà, pour son prédécesseur, sur une paroi de la chambre funéraire de la pyramide de Mérenrê :

« Ah Horus, c'est Osiris que ledit Mérenrê ! C'est Osiris que cette construction ! C'est Osiris que cette pyramide ! Dirige-toi vers Mérenrê ! Ne t'éloigne pas de lui en son nom de Pyramide. »

— Traduction de Claude Carrier[a 19]

Ascension céleste

Certaines formules des Textes des pyramides sont isolées ; d'autres forment des séquences. L'égyptologue Hartwig Altenmüller a défini sept groupes de textes en relation avec le rituel funéraire. La « suite A », dite du « Grand Départ », est la séquence la plus populaire ; son usage ayant perduré par-delà le Nouvel Empire jusqu'à la Basse époque. Cette séquence regroupe les formules 213-219, souvent suivies par les formules 220-222 et 245-246[dd 1]. Durant l'Ancien Empire, la séquence complète figure déjà sur la paroi sud de la chambre funéraire d'Ounas. Ses successeurs de la VIe dynastie, ainsi que leurs reines et le roi Qakarê Ibi de la VIIIe dynastie reprennent cette séquence, soit avec des ajouts, soit avec des modifications, selon la surface d'ornementation disponible[dd 1].

La séquence du « Grand Départ » débute avec une affirmation qui nie vigoureusement la mort du roi. Le corps du souverain est éternel, car tous ses membres sont assimilés à ceux d'Atoum, le dieu démiurge. Seul le visage est rapproché d'Anubis, le dieu, à tête de chacal, de la préservation du corps :

Ah Néferkarê,
tu ne peux donc partir mort
puisque tu es parti vivant [...]
Ton bras est comme celui d'Atoum,
tes deux épaules sont comme celles d'Atoum,
ton ventre est comme celui d'Atoum,
ton dos est comme celui d'Atoum,
ta poitrine est comme celle d'Atoum,
tes deux jambes sont comme celles d'Atoum,
et ton visage est comme celui d'Anubis (...)

— Textes des pyramides —Pépi II, Chap.213, § 134a, 135a-135b[a 20]

Notes et références

Notes

  1. Des fragments des textes de la pyramide de Béhénou avaient découverts dès 2005, avant la découverte du tombeau lui-même (Gourdon 2016, p. 252).
  2. Cette édition regroupe en fait en un seul volume le travail qu'il avait publié dans une série d'articles entre 1882 et 1893 dans plusieurs numéros du Recueil de Travaux relatifs à la philologie et à l'archéologie égyptiennes et assyriennes.
  3. Cet égyptologue très connu en Allemagne est à l'origine de l'égyptologie en tant que science et analyse scientifique des textes sacrés de l'Égypte ancienne.
  4. Il ne peut s'agir ni d'Ipout Ire, enterrée près de Téti, ni d'Ipout II, enterrée près de Pépi II.

Références

  1. Verner 2001, p. 39.
  2. Verner 2001, p. 39-40.
  3. a b et c Gourdon 2016, p. 250.
  4. a b et c Verner 2001, p. 40.
  5. a b et c Verner 2001, p. 41.
  6. Lehner 1997, p. 160.
  7. Verner 2001, p. 361.
  8. a et b Gourdon 2016, p. 251.
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  2. Tome I. Préambule p. XXXIX.
  3. Tome I. Préambule p. XXXIX-XL.
  4. Tome I. Préambule, p. XL
  5. Tome V. Indications sur les tombeaux : p. 2715, 2777, 2843, 3065, 3109, 3155.
  6. Tome V. Indications sur les tombeaux : p. 3181, 3197, 3243, 3273, 3283, 3299, 3361, 3393, 3443, 3497, 3627.
  7. Tome V. p. 2715-2716. Les chapitres répertoriés : 204 à 212, 223, 226 à 240, 245 à 248, 270 à 272, 302 à 304, 579)
  8. Tome V. p. 2777 (chapitres 204 à 211, 213-214, 254 à 267, 268 à 272, 306 à 321)
  9. Tome V. p. 2843
  10. Tome V. p. 3065 (chapitres 247 à 258, 260 à 263, 267 à 273).
  11. Tome V. p. 3109 ( Chapitres 25, 72, 74, 77, 81, 220 à 222, 356, 364, 367, 414, 446 à 453, 591)
  12. Tome I. Préambule p. XLI. Note 1.
  13. Tome I. Préambule p. XLI. Note 2.
  14. Tome I. Préambule p. XLI.
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  16. Tome II : Textes de la pyramide de Pépi Ier et Tome III : Textes de la pyramide de Pépi II.
  17. Tome III, p. 1622-1623 : Spruch 364, § 616 d-f.
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  1. a et b p. 361 : Chap. 10.
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  • Jan Assmann, Images et rites de la mort dans l'Égypte ancienne, Paris, Cybèle,
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  • Collectif, D'un monde à l'autre, Textes des pyramides et Textes des sarcophages, Le Caire, IFAO,
    • Élise Bène et Nadine Guilhou, Le « Grand Départ » et la « Suite A » dans les Textes des sarcophages.
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Voir aussi

Bibliographie

Éditions et traductions

  • Traduction libre et illustrée du texte de la pyramide d'Ounas en français
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  • (en) Alexandre Piankoff, The Pyramid of Unas. Texts translated with Commentary, Princeton University Press, (lire en ligne) ;
  • Raphaël Bertrand, Les Textes de la pyramide d'Ounas : Traduit de l'égyptien hiéroglyphique, ANOUP éditions, (ISBN 978-2950751515) ;
  • (de) Wolfgang Kosack, Die altägyptischen Pyramidentexte : In neuer deutscher Uebersetzung; vollständig bearbeitet und herausgegeben von Wolfgang Kosack, Berlin, Christoph Brunner, (ISBN 978-3-9524018-1-1) ;
  • (en) James P. Allen, The Ancient Egyptian Pyramid Texts, Atlanta, Géorgie, Society of Biblical Literature, , 2e éd. (1re éd. 2005) (ISBN 978-1-6283-7114-7, lire en ligne).
Ouvrages de Kurt Heinrich Sethe
  • (de) Kurt Heinrich Sethe, Die altägyptischen Pyramidentexte, Leipzig, J.C. Hinrichs :
    • (de) Ester Band. Texte, erste Hälfte. Spruch 1-468 (Pyr. 1-905),  ;
    • (de) Zweiter Band. Texte, zweite Hälfte. Spruch 469-714 (Pyr. 906-2217),  ;
    • (de) Dritter Band. Kritischer Apparat; Beschreibung der Inschriften; Konkordanz der Text (lire en ligne) ;
    • (de) Vierter Band. Epigraphik, (lire en ligne).
  • (de) Kurt Heinrich Sethe, Übersetzung und Kommentar zu den Altägyptischen Pyramidentexten, Glückstadt, Hambourg, J. J. Augustin :
    • (de) Band 1. Spruch 213-260, (réimpr. 1962), 409 p. ;
    • (de) Band 2. Spruch 261-325, (réimpr. 1962), 420 p. ;
    • (de) Band 3. Spruch 326-435, (réimpr. 1962), 443 p. ;
    • (de) Band 4. Spruch 436-506, (réimpr. 1962), 376 p. ;
    • (de) Band 5. Spruch 507-582, , 517 p. ;
    • (de) Band 6. Index, , 234 p..
Ouvrages de Louis Speleers
  • Louis Speleers, Les Textes des pyramides égyptiennes, t. 1 : Traduction, Bruxelles, Ed. Vanderpoorten,  ;
  • Louis Speleers, Les Textes des pyramides égyptiennes, t. 2 : Vocabulaire, Bruxelles, Ed. Vanderpoorten,  ;
  • Louis Speleers, Traduction, index, et vocabulaire des textes des pyramides égyptiennes, Bruxelles, .
Fouilles et éditions de Gustave Jéquier
Ouvrages de Raymond Oliver Faulkner
  • (en) Raymond Oliver Faulkner, The Ancient Egyptian Pyramid Texts, Oxford, Clarendon Press,
  • (en) Raymond Oliver Faulkner, The Ancient Egyptian Pyramid Texts : Supplement of Hiroglyphic Texts, Oxford, Clarendon Press, (lire en ligne).
Ouvrages de Claude Carrier
Ouvrages de la MAFS publiés à l'IFAO
  • Jeau Leclant, Catherine Berger-el Naggar, Bernard Mathieu et Isabelle Pierre-Croisiau, Les textes de la pyramide de Pépy Ier. Édition. : 1 : Description et analyse - 2 : Fac-similés, Le Caire, IFAO, coll. « Mémoires de l'IFAO » (no 118/1-2), , 2e éd. (1re éd. 2001), 325 p. (ISBN 978-2724702828) ;
  • Bernard Mathieu, Les textes de la pyramide de Pépy Ier : Traduction, Le Caire, IFAO, coll. « Mémoires de l'IFAO » (no 142), , 668 p. (ISBN 978-2724707274) ;
  • Jeau Leclant, Catherine Berger-el Naggar, Bernard Mathieu et Isabelle Pierre-Croisiau, Les textes de la pyramide de Mérenrê : Édition, transcription et analyse, Le Caire, IFAO, coll. « Mémoires de l'IFAO » (no 140), , 356 p. (ISBN 978-2724707243) ;
  • Bernard Mathieu, Les textes de la pyramide de la reine Ânkhesenpépy II : Édition, description, analyse et traductions, Le Caire, IFAO, coll. « Mémoires de l'IFAO » (no 152), , 192 p. (ISBN 978-2724710038).

Études sur les textes et la religion

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  • Jan Assmann, Mort et au-delà dans l'Égypte ancienne, Éditions du Rocher, (1re éd. 2001), 685 p. (ISBN 978-2268043586) ;
  • Bernard Mathieu, « Que sont les Textes des pyramides ? », Égypte. Afrique et Orient, Avignon, Centre vauclusien d’égyptologie, no 12,‎  ;
  • Jean Leclant, « Les textes de la pyramide de Pépi Ier ; reconstitution de la paroi Est de l'antichambre. », Comptes rendus des séances de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, 121e année, N. 2,‎ , p. 269-288. (lire en ligne) ;
  • (en) James P. Allen, Genesis in Egypt: The philosophy of Ancient Egyptian creation accounts, Yale University Studies-2, New Haven (Connecticut), William Kelly Simpson (éditeur), , 114 p. (ISBN 0-912532-14-9) ;
  • (en) James P. Allen, Religion and philosophy in Ancient Egypt, Yale University Studies-3, New Haven (Connecticut), William Kelly Simpson (éditeur) Yale Univ Press, , 159 p. (ISBN 0-912532-18-1) ;
  • Raphaël Bertrand, Comprendre les textes des pyramides d'Égypte, Empire de l'Âme :

Bibliographie générale

Articles connexes

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