Albert Battel
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nationalités | |
| Allégeance | |
| Formation | |
| Activités |
| Parti politique |
Parti national-socialiste des travailleurs allemands (à partir du ) |
|---|---|
| Grade militaire | |
| Conflits | |
| Distinction |
Albert Battel ( – ) est un avocat allemand et lieutenant de la Wehrmacht, reconnu pour sa résistance à la liquidation du ghetto juif de Przemysl en 1942.
Carrière
En , des rumeurs de déportation circulent dans le ghetto et parviennent à la connaissance d'Albert Battel. Son chef Max Liedtke appelle l'Untersturmführer SS Adolf Benthin et insiste pour que tous les Juifs qui travaillent pour la Wehrmacht ne soient pas déportés. Sans attendre de réponse, le , en accord avec Max Liedtke, commandant de la garnison, il prend la décision de bloquer militairement le pont ferroviaire sur la rivière San pour empêcher l'accès de la SS au ghetto. Le chef local de la Gestapo fait une concession et permet à 2 500 Juifs d'obtenir des laissez-passer pour sortir du ghetto. Battel fait ensuite emmener dans des camions 240 Juifs du ghetto dont une centaine travaillait pour la Wehrmacht et les installa dans l'enceinte de la Kommandantur pour qu'ils échappent à la déportation[1].
Le lendemain, le , les SS et leurs auxiliaires entrent dans le ghetto, font exécuter les vieillards et les malades dans une forêt proche et déportent en trois jours tous les autres Juifs vers le camp d'extermination de Belzec.
L'affaire remonte jusqu'à Heinrich Himmler qui donne des instructions par courrier à Martin Bormann pour qu'Albert Battel soit arrêté à la fin de la guerre. Quelques semaines plus tard Albert Battel est relevé de son poste et est muté dans une unité de défense à Breslau. Il est capturé par l'Armée rouge et est détenu dans un camp de prisonniers[2]. Il est libéré après guerre et retourne chez lui. Il ne peut reprendre son métier d'avocat du fait de son appartenance au parti nazi.
Le titre de Juste parmi les nations lui a été décerné à titre posthume en 1981.
Bibliographie complémentaire
- Bernard Krouck, « Les Justes de Przemyśl ou comment deux officiers de la Wehrmacht tentèrent d’enrayer la machine SS d’extermination (été 1942) », Témoigner. Entre histoire et mémoire. Revue pluridisciplinaire de la Fondation Auschwitz, no 132, , p. 120–134 (ISSN 2031-4183, DOI 10.4000/temoigner.9946, lire en ligne, consulté le )
Notes et références
- ↑ Laurence Rees, Auschwitz: A new history, BBC Books, 2005, p. 155 (ISBN 978-1-58648-357-9)
- ↑ Laurence Rees, op. cit., p. 155
Content Disclaimer
Informasi ini disarikan dari Wikipedia dan disajikan kembali untuk tujuan edukasi. Konten tersedia di bawah lisensi CC BY-SA 3.0. Kami tidak bertanggung jawab atas ketidakakuratan data yang bersumber dari kontribusi publik tersebut.
- The information displayed on this website is sourced in part or in whole from Wikipedia and has been adapted for the purpose of restating it. We strive to provide accurate and relevant information, however:
- There is no guarantee of absolute accuracy. Wikipedia is an open, collaborative project that can be edited by anyone, so information is subject to change.
- It is not intended to constitute professional advice. The content displayed is for informational and educational purposes only. For important decisions (e.g., medical, legal, or financial), please consult a professional.
- Content copyright. Wikipedia is licensed under the Creative Commons Attribution-ShareAlike License (CC BY-SA). This means that content may be reused with appropriate attribution and shared under a similar license.
- Responsible use. Any risk arising from the use of information from this website is entirely the responsibility of the user.
