Charente libre

Charente libre
Image illustrative de l’article Charente libre
Logotype de la Charente Libre.

Pays Drapeau de la France France
Langue Français
Périodicité Quotidienne
Format Tabloïd
Genre Presse départementale, presse régionale
Prix au numéro 1,50 euro en semaine
1,90 euro le samedi
Diffusion 28 658 ex. (2021)
Date de fondation 2 septembre 1944
Ville d’édition Angoulême

Propriétaire Groupe Sud Ouest
Directeur de publication Armel Le Ny
Rédacteur en chef Armel Le Ny
ISSN 0247-7823
Site web Charente Libre

La Charente libre est un quotidien départemental français publié dans le département de la Charente, adhérent au Syndicat de la presse quotidienne régionale. Fondé à la Libération, il appartient au Groupe Sud Ouest. En dehors de la Charente, le journal est disponible dans les départements limitrophes et à Paris, notamment à la gare de Paris-Montparnasse.

Histoire

Ancien logo.

Le  : Pierre Bodet, franc-maçon, ancien résistant et professeur, crée avec Mathilde Mir et René Pomeau, professeur de lycée à Angoulême le journal Charente libre, Organe quotidien de défense républicaine et d'action sociale[1].

En 1960, le groupe Sud Ouest entre dans le capital de la Charente libre[2].

En est lancée une nouvelle formule de la Charente libre et c'est le passage en format tabloïd.

En , il y a une rénovation de la maquette et du chemin de fer, et une nouvelle une.

En , Armel Le Ny est nommé rédacteur en chef, et en , Marc Duffau est nommé directeur général[3],[4].

Le mardi , dans le cadre de ses 80 ans, le journal présente une nouvelle version de son journal imprimé : un nouveau logo, un nouveau format et une nouvelle charte graphique, comme les autres quotidiens du groupe[5].

En , Armel Le Ny est nommé directeur général, tout en restant rédacteur en chef et directeur de la publication[6].

Diffusion

Selon l’Office de justification de la diffusion (OJD), les ventes moyennes étaient en 2005 de 40 199 exemplaires[7], dont 56 % par abonnement, 41 % au numéro et 3 % non payées.

La Charente libre totalise une audience de 132 000 lecteurs (2002–2004), soit un tiers de la population de la Charente.

Diffusion quotidienne moyenne. Source : OJD/ACPM[8].
Année Diffusion totale payée Diffusion totale
2022[9] 27 524 28 275
2021 27 880 28 658
2020 27 972 28 766
2019 27 990 28 828
2018 28 701 29 622
2017 29 701 30 642
2016 30 712 31 675
2015 31 313 32 296
2014 31 977 33 003
2013 32 971 34 057
2012 34 276 35 408
2011 34 929 36 046
2010 36 285 37 439
2009 37 076 38 228
2008 37 931 39 090
2007 38 350 39 532
2006 38 345 39 493
2005 39 047 40 199
2004 39 042 40 216
2003 38 846 40 009
2002 38 816 39 971

Statut et direction

La Charente libre est une société anonyme à conseil d'administration. Son capital est de 37 950 €. Siège social : ZI nº 3 - 16340 L'Isle-d'Espagnac (banlieue d’Angoulême, la préfecture de la Charente).

Directeur général : Marc Duffau

Directeur de la publication, rédacteur en chef : Armel Le Ny

Comité de direction : Marc Duffau, Armel Le Ny, Christophe Noiret (directeur technique), Christophe Gaudry (responsable commercial), Christine Duminil (RH).

Effectifs

Le quotidien de la Charente libre compte une centaine de salariés, dont la moitié de journalistes répartis entre le siège (L’Isle-d’Espagnac), où était imprimé le journal, et les quatre bureaux locaux Angoulême, (Chef d'agence Stéphane Urbajtel) Cognac (responsable de l'agence Julie Pasquier) Confolens, et Barbezieux.

La rédaction se divise en grands services : la séquence "Faits du jour", les locales, la départementale, le desk (mise en page et actualité nationale et internationale dirigée par Anne Leonardi), le service des sports (responsable Eric Fillaud). Charente libre compte en outre un service photo (trois permanents) et un poste de correspondant à Paris (Dominique Garraud).

Par ailleurs, qu’il s’agisse de suivre les soldats du 1er Rima d’Angoulême déployés en Bosnie-Herzégovine ou d’enquêter sur le marché du cognac au Japon, la rédaction n’hésite pas à envoyer ses journalistes à l’étranger en cas d’événement majeur mais surtout pour tout type de sujet national ou international en lien avec la vie locale.

Format tabloïd

Le , la Charente libre était le premier titre de presse quotidienne régionale à passer au format tabloïd. Cette nouvelle formule a été réalisée par Dominique Roynette, alors directrice artistique du quotidien du Monde, Régis Ammeux, chef d’édition à Charente Libre, et le dessinateur de caractères Jean François Porchez qui a donné naissance au nouveau caractère, le "Charente"[10].

Le journal s’est retrouvé avec un nouveau logotype, une pagination accrue (quarante-huit à soixante-quatre pages, soit le double de l’ancienne formule), une maquette plus aérée et plus riche en illustrations et un déroulé donnant davantage de place à l’actualité locale, les pages nationales et internationales étant désormais relayées en fin de journal.

L’ordre du chemin de fer est aujourd’hui le suivant : Les faits du jour (en Charente ou ailleurs) et l’éditorial, les six cahiers locaux (Grand Angoulême, Pays Angoumois, Pays de Cognac, Sud Barbezieux, Pays ruffecois et Charente limousine), Le Guide (actualités culturelles), France Monde (actualité nationale et internationale) et une fois par semaine Entreprendre (économie locale).

Ce changement de format a été initié par le Groupe Sud Ouest. Il s’agissait pour le groupe de presse de tester en condition réelle la réception du format tabloïd par le lectorat avant de l’adapter à toutes les éditions de Sud Ouest. Le nouveau format « tabloïd espagnol » était d’ailleurs assez proche de celui déjà adopté par Sud Ouest Dimanche.

Le test se révéla concluant, car si une partie de lectorat âgé est partie, le journal a vu ses ventes augmenter au cours des années suivantes, réussissant ainsi à séduire davantage les 35-45 ans. À l’heure de l’érosion du lectorat de la presse quotidienne, la Charente libre est l’un des deux seuls titres de PQR à avoir vu son lectorat croître dans les années qui ont suivi.

Toutefois, le passage au format tabloïd par Sud Ouest, en , a été mal accueilli par le lectorat et n’est pas parvenu à enrayer la chute des ventes. Depuis, d’autres quotidiens régionaux ont imité la Charente libre en optant, eux aussi pour des formats comparables : Le Télégramme (), La République du Centre (), Nice-Matin () et La Voix du Nord ().

Positionnement politique

À sa création, à la Libération, le journal est créé sous l'égide de la Franc-maçonnerie dont son créateur Pierre Bodet, instituteur et résistant, est membre (ainsi que le maire d'Angoulême de 1925 à sa destitution en 1941 Gustave Guillon, et le futur député Augustin Maurellet). Se présentant comme un « Organe quotidien de défense républicaine et d’action sociale » et humaniste, la Charente libre s'est donc longtemps positionné à gauche[1]. Il reste perçu comme un titre de centre-gauche.

Au niveau national, le quotidien est surtout réputé pour la qualité de ses éditoriaux (Jean-Louis Hervois, Maurice Bontinck) souvent cités dans les revues de presse matinales.

Notes et références

  1. a et b Eva Hamzaoui, « A Angoulême, "maçonnerie et politique sont étroitement liées" » Accès payant, L'Express, (consulté le )
  2. « Le 29 août 1944 naissait « Sud Ouest » », sur SudOuest.fr, (consulté le )
  3. « Charente Libre change de têtes », Charente libre,‎ (lire en ligne, consulté le )
  4. « Armel Le Ny rédacteur en chef de La Charente libre - 04/07/2017 », sur La Lettre, (consulté le )
  5. « Charente Libre nouvelle formule à découvrir ce mardi », sur CharenteLibre.fr, (consulté le )
  6. Renaud Joubert, « Armel Le Ny nommé directeur général », Charente libre,‎ (lire en ligne, consulté le )
  7. Site OJD
  8. « La Charente Libre » [archive du ], sur acpm.fr (consulté le )
  9. Acpm, « Mon classement », sur www.acpm.fr (consulté le )
  10. Site Typofonderie.com

Liens externes

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