Gemplus

Gemplus
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Création [1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Disparition Voir et modifier les données sur Wikidata
Forme juridique Société anonyme à conseil d'administration (s.a.i.) (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Action NASDAQ (GEM)Voir et modifier les données sur Wikidata
Siège social Gémenos, Bouches-du-Rhône
Drapeau de la France France
Actionnaires Drapeau des États-Unis TPG Capital : 25,2 %
Drapeau de l'Allemagne Famille Quandt : 18,3 %[2]
Drapeau de la France Sagem : 10 %
Activité Fabrication de cartes électroniques assemblées (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Produits Logiciel[3] et carte à puceVoir et modifier les données sur Wikidata
SIREN 349711200Voir et modifier les données sur Wikidata
TVA européenne FR42349711200Voir et modifier les données sur Wikidata

Chiffre d'affaires en diminution 418 739 K€ en 2007
Résultat net en diminution -538 858 K€ en 2007 (perte)[4]

Société suivante Gemalto

Gemplus[5] était une entreprise française de fabrication de carte à puce fondée en 1989 et active jusqu'à son rachat par Axalto le pour former le groupe franco-néerlandais Gemalto.

L'entreprise, numéro un mondial de la carte à puce devant SchlumbergerSema (depuis acquis par Atos), Oberthur Card Systems (actuel Idemia) et Giesecke+Devrient est victime d'un espionnage industriel puis d'une prise de contrôle par les services de renseignement américains. Elle est considérée comme un véritable cas d'école en matière de guerre économique moderne et d’intelligence économique.

Histoire

Débuts

En 1988, cinq ingénieurs français — dont Marc Lassus, futur directeur de Gemplus, Daniel Legal, Philippe Maes, Jean-Pierre Gloton, Gilles Lisimaque — quittent Thomson-CSF pour se lancer dans le commerce de la carte à puce. Grâce à 100 millions de Francs d'aides publiques et d'importantes commandes de France Télécom pour ses télécartes, ils fondent l'entreprise Gemplus Card International qui connaît une forte croissance (40 % par an)[6].

En 1996, Gemplus développe le premier lecteur portable de cartes, capable de traiter des données à partir d'une matrice de diodes associée à une optique, fabriquée par Motorola, et du système d'exploitation Oros[7].

Le savoir-faire en cryptographie et en sécurité de l'information de l'entreprise, en particulier celui permettant sécuriser les communications GSM et attaquer des cartes à puce (la division de recherche avancée conduite par David Naccache) intéresse grandement les services de renseignement américains et particulièrement la National Security Agency (NSA)[8],[9].

Prise de contrôle par TPG et les services de renseignement américains

En 2000, Marc Lassus accepte l'entrée de Texas Pacific Group (TPG) au capital de l'entreprise à hauteur de 26 %, pour 550 millions de dollars. Il pense alors que TPG allait l'aider à conquérir le marché américain et à entrer en bourse. Ce fonds de placement américain avait auparavant été refusé deux fois par le directeur général de Gemplus, Daniel Le Gal. TPG obtient en échange le droit de nommer la majorité des membres du conseil d'administration et de transférer le siège de l'entreprise au Luxembourg, la société change de dénomination sociale pour Gemplus international[10].

Progressivement, la plupart des fondateurs historiques de Gemplus quittent l'entreprise[6].

En , alors que les plans sociaux se succèdent et qu'une guerre entre les actionnaires historiques et TPG a lieu depuis plusieurs mois, le conseil d'administration nomme à sa tête Alex J. Mandl, administrateur de In-Q-Tel, le fonds de capital-risque créé par la Central Intelligence Agency (CIA), confirmant la volonté de l'agence américaine de contrôler la cryptologie (brevets, transfert de technologie) mise en œuvre dans les cartes à puces[11].

Le , Marc Lassus, ancien président fondateur, démissionne du conseil d'administration, de même que son allié Ziad Takieddine. Cette annonce intervient juste avant un vote de l'assemblée générale extraordinaire du groupe. La direction demandait la révocation des deux administrateurs, accusant Marc Lassus de ne pouvoir rembourser un prêt de 78 millions d'euros de stock-options accordé par la société lors de sa mise en bourse, et reprochant à Takieddine d'avoir critiqué des décisions prises au sein du conseil[12]. Ces démissions sont en fait une manœuvre d'In-Q-Tel pour évincer les fondateurs[11].

Fusion avec Axalto et disparition

En 2006, Gemplus international fusionne avec Axalto pour former le groupe Gemalto[13].

En 2009, l’État français rachète 8 % de Gemalto via le Fonds stratégique d'investissement, devenant l'actionnaire principal du groupe. Entre temps, les Américains bénéficient des technologies de cryptologie de la carte à puce, comme en témoigne le fait que TPG a revendu ses actions l'année suivante[14].

Métiers

En 2005, leader mondial des cartes à puce, leader des cartes SIM pour le GSM (55 % du chiffre d'affaires).

Données boursières

Directions

  • Jacques Seneca (2006 à 2008)

Notes et références

Notes


Références

  1. Pappers (base de données).Voir et modifier les données sur Wikidata
  2. https://www.finextra.com/pressarticle/9701/axalto-and-gemplus-complete-merger-renamed-gemalto
  3. National Software Reference Library (projet).Voir et modifier les données sur Wikidata
  4. https://www.infogreffe.fr/entreprise-societe/349711200-gemplus-130389B003410000.html
  5. À l'origine Gem, du nom du Parc d'activités de Gémenos, zone d'entreprises défiscalisée dans la banlieue marseillaise où s'est implantée l'entreprise.
  6. a et b Nicolas Moinet, Les batailles secrètes de la science et de la technologie, Gemplus et autres énigmes, Panazol, Lavauzelle Editions, , 153 p. (ISBN 2-7025-0947-9).
  7. « GEMPLUS, un lecteur portable de cartes », L'Usine nouvelle, .
  8. « arme (L') de l'intelligence économique (n.2864) », sur La Documentation française,
  9. [vidéo][Production de télévision] « Europe/USA, la guerre économique secrète », dans Lundi Investigation sur Canal+, .
  10. Gaëlle Macke, « Gemplus victime des déchirements entre ses actionnaires », Le Monde, .
  11. a et b Nicolas Moinet, « Les enseignements de l'affaire Gemplus », L'arme de l'intelligence économique, no 2864,‎ , p. 40-43.
  12. Assemblée générale des actionnaires de Gemplus du 19 décembre 2002, Gemalto Press Center
  13. Daniel Rosenweg, « Gemalto : grandeur et défaillances du roi de la carte à puces », Le Parisien, (consulté le ).
  14. Patrick Pesnot, « L'affaire Gemplus », émission Rendez-vous avec X sur France Inter, 10 novembre 2012.

Voir aussi

Articles connexes

Émission de Radio

Liens externes

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