Gabriel Farkas

À ne pas confondre avec Farkas Gábor Gábriel, peintre et acteur hongrois

Gabriel Farkas
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Gabriel Farkas, né Gábor Farkas, le en Hongrie et mort le à Paris, est un ancien déporté de la Shoah, journaliste et rédacteur en chef français d'origine hongroise.

Biographie

Débuts

Dans sa jeunesse, il suit des cours à l'Alliance française. En tant que Juif et communiste, il est déporté de Hongrie durant la Seconde Guerre mondiale[1].

Il s'installe à Paris après la guerre où il étudie à l'Institut d'études politiques. En 1949, il décide de ne pas rentrer en Hongrie et demande l'asile en France[1].

Carrière

Il entame une trajectoire professionnelle à France Observateur, Paris-Presse, Combat et à Franc-Tireur[2].

Logo du journal France-soir (1952)

Proche de Thomas Schreiber et de François Fejtő, il est ensuite engagé par Pierre Lazareff à France Soir en 1956. Spécialisé dans l'économie et les pays de l'Est, il devient chef des informations politiques, économiques et sociales en 1965, éditorialiste en 1968 puis rédacteur en chef en 1975, jusqu'à sa retraite en 1987[1]. Parallèlement, Farkas collabore également à de nombreuses publications politiques et économiques.

Il meurt le à Paris[3].

Affaire Cohn-Bendit

En 1977, il rencontre Bernard Tapie que lui a présenté Claude Colombani, qui est ami de ce dernier car leurs compagnes sont sœurs[4]. En , il relaie la campagne pour que Daniel Cohn-Bendit puisse revenir en France l'année suivante pour le dixième anniversaire de Mai 68, même si le ministre de l'Intérieur Michel Poniatowski s'y oppose.

Daniel Cohn-Bendit est en effet convié à un numéro de l’émission télévisée Apostrophes, créée trois ans auparavant, dans laquelle Bernard Pivot souhaite le faire dialoguer avec le préfet de police de l'époque Maurice Grimaud (du au ), qui publie ses mémoires le , à l'âge de 64 ans[5], dans lesquelles il souligne l'absence de morts sur Paris intramuros, même si on en compte un dans les Yvelines et plusieurs centaines de blessés sont recensés. Les deux invités dialoguent avant l'émission par voie de presse mais le second n'obtient pas le droit de rentrer en France[6]. Bernard Pivot met alors en place un duplex depuis Genève pour faire apparaître son visage dans un téléviseur placé sur le fauteuil[6]. Le préfet Grimaud prend alors la défense du droit de Daniel Cohn-Bendit rentrer en France, tandis qu'on annonce une arrivée à Paris le 8, 9 ou [6], ce qui ne se produit pas. Son frère Gabriel Cohn-Bendit lance la campagne "Dix ans ça suffit !", qui est un détournement médiatique de l'un des principaux slogans de Mai 68, visant à la démission du général de Gaulle[7],[8]. Gabriel Farkas décroche au révolutionnaire un rendez-vous avec Simone Veil et André Glucksman tente d'obtenir des ralliements[9].

Publications

Liens internes

Notes et références

  1. a b et c « GABRIEL FARKAS », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne Accès limité, consulté le )
  2. « Gabriel Farkas », sur Les Echos, (consulté le )
  3. « Décès du journaliste Gabriel Farkas », Libération,‎ (lire en ligne, consulté le )
  4. "Le phénix: Le retour de Bernard Tapie", par Airy Routier, aux Editions Grasset, 2008
  5. Maurice Grimaud, En mai, fais ce qu’il te plaît, Paris, Stock, 1977
  6. a b et c "Maurice Grimaud, le préfet médiatique" par Christian Delporte, professeur d'histoire contemporaine à l'université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines [1]
  7. "Non, Mai 68 n'a jamais mis en péril la démocratie", interview de JF Sirinelli par Frédéric Granier, dans Géo, le 03/05/2018
  8. "Mai 68 La contestation en vingt slogans", dans la Voix du Nord du 23/05/2018 [2]
  9. Emeline Cazi, Le vrai Cohn Bendit, Place des éditeurs, (ISBN 978-2-259-21373-8, lire en ligne)

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