Peter Mandelson
| Peter Mandelson | ||
Peter Mandelson en . | ||
| Fonctions | ||
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| Ambassadeur du Royaume-Uni aux États-Unis | ||
| – (7 mois et 1 jour) |
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| Monarque | Charles III | |
| Premier ministre | Keir Starmer | |
| Prédécesseur | Karen Pierce | |
| Successeur | James Roscoe (intérim) Christian Turner |
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| Premier secrétaire d'État | ||
| – (11 mois et 6 jours) |
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| Premier ministre | Gordon Brown | |
| Gouvernement | Brown | |
| Prédécesseur | John Prescott | |
| Successeur | William Hague | |
| Lord président du Conseil | ||
| – (11 mois et 6 jours) |
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| Premier ministre | Gordon Brown | |
| Gouvernement | Brown | |
| Prédécesseur | Janet Royall | |
| Successeur | Nick Clegg | |
| Secrétaire d'État aux Affaires, à l'Innovation et aux Compétences | ||
| – (1 an, 7 mois et 8 jours) |
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| Premier ministre | Gordon Brown | |
| Gouvernement | Brown | |
| Prédécesseur | John Hutton | |
| Successeur | Vince Cable | |
| Commissaire européen au Commerce | ||
| – (3 ans, 10 mois et 11 jours) |
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| Président | José Manuel Durão Barroso | |
| Gouvernement | Commission Barroso I | |
| Prédécesseur | Danuta Hübner | |
| Successeur | Catherine Ashton | |
| Secrétaire d'État pour l'Irlande du Nord | ||
| – (1 an, 3 mois et 13 jours) |
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| Premier ministre | Tony Blair | |
| Gouvernement | Blair I | |
| Prédécesseur | Mo Mowlam | |
| Successeur | John Reid | |
| Secrétaire d'État au Commerce et à l'Industrie Président de la Chambre de commerce | ||
| – (4 mois et 26 jours) |
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| Premier ministre | Tony Blair | |
| Gouvernement | Blair I | |
| Prédécesseur | Margaret Beckett | |
| Successeur | Stephen Byers | |
| Membre à la Chambre des lords | ||
| – (17 ans, 3 mois et 22 jours) |
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| Biographie | ||
| Nom de naissance | Peter Benjamin Mandelson | |
| Date de naissance | ||
| Lieu de naissance | Hendon (Royaume-Uni) | |
| Nationalité | Britannique | |
| Parti politique | Parti travailliste (1973-2026) | |
| Diplômé de | St Catherine's College d'Oxford | |
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| Lord président du Conseil | ||
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Peter Benjamin Mandelson, baron Mandelson, né le à Hendon (Middlesex), est un homme politique et diplomate britannique, ancien membre du Parti travailliste.
Ancien député d'Hartlepool (1992-2004), il est secrétaire d'État au Commerce et à l'Industrie en 1998, puis secrétaire d'État pour l'Irlande du Nord de 1999 à 2001. Il est nommé commissaire au Commerce de la Commission européenne en 2004, remplacé en 2008 par Catherine Ashton.
Il fait son entrée à la Chambre des lords en 2008 après sa nomination en tant que secrétaire d'État aux Affaires, aux Entreprises et aux Réformes réglementaires dans le gouvernement de Gordon Brown ; le , Mandelson est promu premier secrétaire d'État et devient secrétaire d'État aux Affaires, à l'Innovation et aux Compétences. Il est alors appelé par le journal britannique The Independent « probablement l'individu le plus puissant du pays ».
Avec Gordon Brown et Tony Blair, il est l'un des principaux architectes de la transformation du Parti travailliste en ce qui est appelé le New Labour. Il est deux fois membre du gouvernement Blair et est contraint deux fois de démissionner. Il est nommé ambassadeur du Royaume-Uni aux États-Unis en .
Le , il est relevé de son poste d'ambassadeur aux États-Unis par le Premier ministre Keir Starmer, après des révélations sur son amitié avec Jeffrey Epstein. Début , après de nouvelles découvertes lors de la publication du dossier Epstein, il est soupçonné d'avoir transmis au financier et criminel des informations confidentielles et susceptibles d'influer sur les marchés lorsqu'il est secrétaire aux Affaires en 2009. Il doit quitter le Parti travailliste et la Chambre des lords. Starmer considère que Mandelson a trahi son pays et regrette de l'avoir nommé.
Biographie
Famille et formation
Il naît aux environs de Londres en 1953. Il est le fils cadet de George Norman (« Tony ») Mandelson (1920-1988) et Mary Joyce. Son père, officier de cavalerie des Dragons royaux pendant la Seconde Guerre mondiale, travaille dans la publicité du journal Jewish Chronicle[1],[2]. Il est également le petit-fils par sa mère de Herbert Morrison (1888-1965), chef du conseil du comté de Londres et secrétaire d'État des Affaires étrangères et du Commonwealth du gouvernement travailliste Attlee[3],[4].
Il fait des études de sciences politiques, de philosophie et d'économie à l'université d'Oxford[3]. Il est élu au conseil municipal de Lambeth (borough londonien), en mais le quitte en 1982, déçu par l'état du Parti travailliste.
Parcours
Peter Mandelson est producteur pour London Weekend Television avant de devenir le directeur de la communication du Parti travailliste en 1985[3]. C'est à cette époque qu'il acquiert dans la presse britannique son surnom de « Prince des ténèbres »[3]. Il est un artisan de la droitisation du parti[3]. C'est lui qui s'occupe de la gestion de la campagne travailliste lors des élections législatives de 1987, qui se solde par un échec.
Il quitte cette fonction en 1990 et est choisi comme candidat travailliste pour le siège de la circonscription d'Hartlepool. Il est élu à la Chambre des communes lors des élections générales de 1992. Il a peu d'influence sur John Smith qui dirige alors le Parti travailliste, mais fait quelques discours remarqués pour souligner son soutien à l'Union européenne.
En 1994, à la mort de John Smith, Mandelson joue un rôle important dans la campagne de Tony Blair pour prendre la tête du parti et devient un allié ainsi qu'un proche conseiller. Il organise les nombreux changements du parti à cette époque, ce qui lui attire l'animosité d'une partie de ses collègues[5]. Il devient le directeur de campagne lors des élections générales de 1997[3], qui ramènent les travaillistes au pouvoir après près de 18 ans d'opposition. Après l'élection, il est nommé ministre sans portefeuille, chargé du projet du Dôme du millénaire à Londres pour l'an 2000.
En 1998, il rejoint le cabinet comme secrétaire d'État au Commerce et à l'Industrie mais, le , il doit démissionner après qu'on a révélé qu'il avait touché un prêt immobilier secret de 373 000 £ de son collègue au gouvernement, le payeur-général Geoffrey Robinson, sans l'avoir déclaré au gouvernement ou à son organisme de crédit[3].
En , il revient au gouvernement comme secrétaire d'État pour l'Irlande du Nord, en remplacement de Mo Mowlam, alors que le processus de paix semblait bloqué. Il met en œuvre la nouvelle assemblée législative locale et la réforme des services de police.
Mandelson traverse à nouveau un scandale en 2001. En , il avait appelé personnellement un fonctionnaire du ministère de l'Intérieur pour obtenir la citoyenneté britannique pour Srichanda Hinduja, un homme d'affaires indien dont la famille est aussi l'un des principaux soutiens financiers d'une des expositions au Dôme du millénaire. Il démissionne une seconde fois du gouvernement le [3]. Une enquête indépendante conclut qu'il n'a transgressé aucune règle parlementaire.

Après sa démission, Mandelson s'implique dans le développement du think tank Policy Network, dont il devient président. Il reste député pour la circonscription d'Hartlepool de 1992 à 2004, et dirige plusieurs comités au Parlement. Le , il est nommé membre de la nouvelle Commission européenne sous le président José Manuel Barroso, qui lui confie le portefeuille de commissaire européen au commerce[3], confirmé par le Parlement européen ; il quitte la Chambre des communes.
En 2008, il est gouverneur de la Fondation Ditchley[6] et président honoraire du think tank Policy Network[7]. Il quitte la commission le , remplacé par Catherine Ashton.
Le suivant, créé pair à vie dans la pairie du Royaume-Uni en tant que baron Mandelson, de Foy dans l'Herefordshire et d'Hartlepool dans le comté de Durham[8], il siège le jour même à la Chambre des lords[9].

Peter Mandelson fait son entrée à la Chambre des lords en 2008 après sa nomination en tant que secrétaire d'État aux Affaires, aux Entreprises et aux Réformes réglementaires dans le gouvernement de Gordon Brown ; le , il est promu premier-secrétaire d'État et devient secrétaire d'État aux Affaires, à l'Innovation et aux Compétences. Il est alors appelé par le journal britannique The Independent « probablement l'individu le plus puissant du pays »[10].
Il travaille ensuite à la banque d'affaires Lazard[11].
Il se présente à l'élection de pour le poste de chancelier de l'université d'Oxford[12]. Il est toutefois battu par l'ancien secrétaire d'État des Affaires étrangères, le conservateur William Hague[13].
Le , il est nommé ambassadeur britannique aux États-Unis par le Premier ministre Keir Starmer[14],[15],[16]. Il prend ses fonctions le [17]. Il n'avait pourtant pas réussi, en , à obtenir son habilitation de sécurité, nécessaire pour obtenir ce poste considéré comme le plus exposé de la diplomatie britannique. Le gouvernement a toutefois maintenu sa nomination[18].
Le suivant, il est relevé de ce poste après la divulgation d'un message manuscrit dans un livre d'or pour les 50 ans d'Epstein, dans lequel il qualifie ce dernier de « meilleur ami »[19],[20],[21].
Vie privée
Peter Mandelson est au centre de l'attention médiatique aussi sur sa vie privée, un éditorialiste du Times ayant mentionné qu'il était « sans doute homosexuel ». Aujourd'hui, il assume ouvertement son homosexualité[22].
Il se marie en 2023[3],[23],[22].
Affaire Epstein
Dans le cadre de l'affaire Epstein, Mandelson est soupçonné d'avoir transmis des informations financières confidentielles à Jeffrey Epstein, en particulier lorsqu'il est secrétaire aux Affaires dans le gouvernement travailliste de Gordon Brown de 2008 à 2010[3],[24].
Il annonce le quitter le Parti travailliste pour éviter de causer tout embarras supplémentaire[25]. Ses deux résidences sont perquisitionnées le [26]. Selon des relevés bancaires trouvés sur place, il aurait reçu des versements d'un total de 75 000 dollars (63 200 euros) de la part de Jeffrey Epstein[26]. D'autres documents indiquent qu'Epstein a transféré 10 000 livres en 2009 au compagnon de Mandelson, à l'époque où celui-ci était ministre[27]. Les mails de Mandelson à Epstein montrent aussi qu'il lui a envoyé des informations cruciales durant la crise de la dette dans la zone euro, en l'avertissant de l'annonce de plans de sauvetages massifs (à plusieurs centaines de milliards d'euros)[28]. De plus, Mandelson, dans un mail à Epstein, incite à l'intimidation du chancelier de l'Échiquier de l'époque, Alistair Darling, quant au plan du gouvernement britannique sur la taxation des bonus de banquiers[28].
Peu après que Gordon Brown a transmis à la police des informations sur ce qu'il qualifie d'« acte inexcusable et antipatriotique » de la part de Mandelson, celle-ci ouvre une enquête pénale visant ce dernier[29]. Le Premier ministre Keir Starmer appelle alors la Chambre des lords à réformer ses procédures disciplinaires afin de rendre possible l'expulsion de Mandelson de la Chambre et le retrait de son titre[30].
Le , Mandelson est arrêté à son domicile par la Metropolitan Police de Londres[31],[32].
Distinctions honorifiques
Baron à vie (2008)[33]
Grand officier de l'ordre de l'Étoile d'Italie (2016)[34]
Officier de la Légion d'honneur (2017)[35]
Publication
- (en) The Third Man: Life at the Heart of New Labour, London, UK, HarperCollins Publishers, , 512 p. (ISBN 978-0007395286)
Références
- ↑ Peter Mandelson, The third man: life at the heart of New Labour, Harper Press, (ISBN 978-0-00-739528-6 et 978-0-00-739529-3)
- ↑ (en) Jenni Frazer, « Mandelson on Judaism, Lord Levy and his JC dad », sur The Jewish Chronicle, (consulté le )
- Cécile Ducourtieux, « Affaire Epstein : la disgrâce de Peter Mandelson, le mauvais génie des travaillistes britanniques », sur lemonde.fr, (consulté le ).
- ↑ (en) « Mary Mandelson », sur The Independent, (consulté le )
- ↑ Voir sur labourlist.org.
- ↑ Voir sur ditchley.co.uk.
- ↑ Policy Network New Ideas for Progressive Politics.
- ↑ The London Gazette, no 58855 (17 octobre 2008), p. 15991. [PDF] lire en ligne.
- ↑ Voir sur parliament.uk.
- ↑ Voir sur independent.co.uk.
- ↑ Geoffrey Geuens, « Les marchés financiers ont un visage », sur Le Monde diplomatique, .
- ↑ (en) Zainab Haji et Michael Savage, « Labour students make online push for Peter Mandelson as next Oxford chancellor », sur The Guardian, (consulté le ).
- ↑ (en) Kate Devlin, « William Hague beats Peter Mandelson to become Oxford University chancellor », sur The Independent, (consulté le ).
- ↑ (en) « Peter Mandelson 'honoured' to be appointed US ambassador », sur BBC News, (consulté le ).
- ↑ (en) Voir sur gov.uk.
- ↑ David Lynch, « Lord Mandelson: ‘Dark lord’ of New Labour strikes back as UK ambassador to US », The Independent, , consulté le .
- ↑ (en) « UK must respect Trump's mandate, new ambassador to US Mandelson tells BBC », sur BBC News, (consulté le ).
- ↑ « Au Royaume-Uni, le premier ministre, Keir Starmer, de nouveau fragilisé par l’affaire Mandelson », Le Monde, (lire en ligne)
- ↑ (en) Christian Edwards, « UK fires ambassador to US Peter Mandelson over Epstein links »
, sur CNN, (consulté le ).
- ↑ (en) « Keir Starmer sacks Peter Mandelson over Jeffrey Epstein revelations », sur The Guardian, (consulté le ).
- ↑ « Peter Mandelson, ambassadeur britannique aux Etats-Unis, limogé en raison de ses liens avec Jeffrey Epstein », Le Monde, (lire en ligne
, consulté le ).
- (en) Peter Mandelson, « Why it’s taken me 27 years to marry the love of my life », The Times, (lire en ligne
).
- ↑ (en-GB) Patrick Sawer, « Epstein sent £10,000 to Peter Mandelson’s husband », The Telegraph, (ISSN 0307-1235, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Ce que l'on sait sur les liens Epstein-Mandelson, qui éclaboussent l'establishment britannique », sur France 24, .
- ↑ (en) Alex Ross, « Lord Mandelson resigns from Labour Party over Epstein links », sur The Independent, (consulté le ).
- « Affaire Epstein : la police britannique perquisitionne deux adresses liées à Peter Mandelson », Libération, 6 février 2026.
- ↑ (en) Alex Ross, « Affaire Epstein : l'ex-ambassadeur Mandelson quitte le parti travailliste britannique », sur lefigaro.fr, (consulté le ).
- (en-GB) « At a glance: What do emails between Mandelson and Epstein say? », sur bbc.com, (consulté le ).
- ↑ « Affaire Epstein : Keir Starmer dit regretter d’avoir choisi Peter Mandelson comme ambassadeur pour les États-Unis », sur bbc.com, (consulté le ).
- ↑ (en) Jessica Elgot et Pippa Crerar, « House of Lords should strip Mandelson of peerage, says Starmer », sur The Guardian, (consulté le ).
- ↑ « Affaire Epstein : l’ex-ministre Peter Mandelson arrêté, annonce la police londonienne », Libération, (lire en ligne).
- ↑ « Affaire Epstein : l’ex-ambassadeur britannique Peter Mandelson interpellé », sur lefigaro.fr, (consulté le ).
- ↑ Voir sur burkespeerage.com.
- ↑ Voir sur amblondra.esteri.it.
- ↑ Voir sur bbc.co.uk.
Voir aussi
Liens externes
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