40e régiment de transmissions
Le 40e régiment de transmissions est une unité de l'armée de terre française basée à Thionville (Moselle). HistoriqueLe 40e RT a son origine dans la création le du 40e Bataillon de transmissions à Fribourg-en-Brisgau (Allemagne de l'Ouest). En 1956, il prend l’appellation de 709e Bataillon de transmissions à l'occasion de son départ pour l'Algérie, où il tient garnison successivement à Batna, Khenchela et Tébessa, pour théâtre d'intervention, le massif des Aurès. La 40e Compagnie de transmissions est créée à Coblence (Allemagne) en 1958. Celle-ci sera dissoute le . Le , le 40e Régiment de transmissions est créée au quartier Turenne à Neustadt an der Weinstraße en Allemagne et reçoit son drapeau le du Général Stuck, Inspecteur des Transmissions. En 1973, il déménage à Sarrebourg en Moselle et s'installe dans les quartiers Dessirier et Gérôme. Le , le Colonel Junqua devient officiellement le 1er commandant d'armes de la Place de Sarrebourg et la Saint-Gabriel ce jour-là se déroule en présence du Premier ministre Pierre Messmer, du général Valentin, commandant la 1re Armée et du général Petkovesk, inspecteur des Transmissions. À compter de 1984, il s'installe dans la garnison de Thionville (quartier Jeanne d'Arc) et à Hettange-Grande (quartier Guyon-Gellin). Régiment de la Ire armée jusqu'à la chute du mur de Berlin, du 3e corps d'armée, il intègre la brigade de transmissions et d'appui au commandement en 1994. Depuis le , il est soutenu par la base de défense de Metz. En 2009, le 40e RT est le premier régiment des forces terrestres à avoir formé une section de cadets de la défense dans le cadre du plan égalité des chances. En 2012, il encadre pour la quatrième année consécutive une section de cadets. Cette action de formation est réalisée en partenariat avec les lycées de Thionville. HéraldiqueInsigne aux couleurs bleu royal et or qui porte les lions (lions du palatinat) adossés à la ville de Neustadt, symbole de force et de courage, rehaussés du "T" de l'arme des transmissions. La devise en haut et le numéro du régiment en bas sont inscrits en exergue. La devise est portée fièrement mais sans prétention. Le premier insigne est homologué le sous le numéro G2247. Le 40eRT étant le premier régiment de transmissions à porter le numéro 40, il ne possède pas de tradition. "Lors de l'envoi de mon projet d'insigne pour le régiment, il fut refusé une première fois du fait que l'on avait omis de doter les lions de leur sexe! Colonel Lair". Un second insigne du régiment existe, identique au premier à l'exception de la devise qui ne figure plus. Elle fut supprimée en 1979 à la demande du Chef de corps de l'époque, le Colonel Landart, et des cadres qui la jugeait "d'une prétention ridicule"(homologation G2756). Drapeau du régimentDepuis 1812 (campagne de Russie), les couleurs du drapeau régimentaire sont celles de la Nation, adoptées à la suite de la journée du : l'association du bleu et du rouge (couleurs municipales de Paris) à la cocarde blanche du Roi. À l'origine, ces couleurs étaient dans un ordre différent (rouge, blanc, bleu) et c'est à la demande du célèbre peintre David, député, que la convention inversa les couleurs du drapeau français le : "Pour l'esthétisme, le bleu doit être attaché à la hampe, le blanc situé au milieu, le rouge doit flotter dans les airs". Le modèle actuellement en vigueur dans ses symboles et figurations remonte aux traditions de la Troisième République (1880). Sur les deux faces et les quatre angles, il porte des couronnes de chêne et de laurier. À l'avers "République française", au revers "Honneur et Patrie" avec le nom et la date des batailles attribuées à l'unité. Les traditions du Régiment ne remontant qu'après la Libération avec pour seul engagement l'Algérie (1956-1962), le drapeau du régiment ne bénéficie pas d'inscription sur ses plis. En outre, sont ajoutés une cravate bicolore en soie brodée, une hampe bleue surmontée d'un fer de lance en bronze doré portant à sa base "RF" placé dans un macaron avec le numéro de l'unité.
Anciens chefs de corps
OrganisationLe 40e régiment de transmissions est subordonné au commandement des systèmes d'information et de communication. Il comporte un effectif de 870 militaires d'active, de 6 civils de la défense et de 120 réservistes. Son soutien est assuré par le groupement de soutien de la base de défense de Metz. Le régiment se compose de sept unités élémentaires :
Chaque compagnie du 40e RT est jumelée avec une commune environnante de la ville de Thionville.
MissionsLa mise en place d'une politique de défense, orientée principalement vers l'action et la projection extérieure et pour la protection du territoire national, implique de disposer de moyens humains et matériels de transmissions déployables et sécurisés sous court préavis, pour fournir des moyens de commandement à la force. Les modules de transmissions du régiment permettent de :
La 10ecompagnie, unité de réserve, participe au plan d'alerte nationale des réservistes (TN800 - mettre 800 réservistes en action dans des délais très courts sur le territoire métropolitain). Opérations extérieuresDepuis 2005, le 40e régiment de transmissions a participé notamment à de nombreuses opérations :
Succession des occupants au Quartier Jeanne d'ArcLa caserne d'infanterie no 135 a été construite de 1912 à 1914 par l'empire allemand et se situait à l'époque en bordure de l'agglomération thionvilloise. Elle a pris le nom de caserne Jeanne d'Arc en 1918.
Le quartier Jeanne d'Arc abrite désormais l’État-major et 4 unités élémentaires du 40e R.T. Cadets de la DéfenseLe régiment accueille par ailleurs un centre de cadets de la Défense. LocalisationLe 40e régiment de transmissions, implanté en Moselle (57), occupe le Quartier Jeanne d'Arc à Thionville (Lorraine) et le Quartier Guyon Gellin à Hettange-Grande. Photos
BibliographieNotes et références
Voir aussiArticles connexesLiens externes
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