Salima Saa

Salima Saa
Illustration.
Fonctions
Secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes

(3 mois et 2 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Michel Barnier
Ministre Paul Christophe
Gouvernement Barnier
Prédécesseur Aurore Bergé
Successeur Aurore Bergé (ministre déléguée)
Préfète de la Corrèze

(1 an, 11 mois et 29 jours)
Prédécesseur Frédéric Veau
Successeur Étienne Desplanques
Présidente de l'Agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances

(1 an, 4 mois et 13 jours)
Prédécesseur Jeannette Bougrab
Successeur Naïma Charaï
Biographie
Date de naissance (54 ans)
Lieu de naissance Soissons (Aisne, France)
Nationalité Française
Parti politique UMP (anciennement)
Diplômée de Université de Swansea
Université Lille I
Euromed Management
Profession Dirigeante d'entreprise

Salima Saa, née le à Soissons (Aisne), est une cadre commerciale, entrepreneuse, haute fonctionnaire et femme politique française.

De septembre à , elle est secrétaire d'État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes dans le gouvernement Barnier.

Biographie

Famille et formation

Salima Saa naît le à Soissons dans le département de l'Aisne, du mariage de Lekhmissi Saa[1], ancien harki[2] et officier de l'armée française, et de Bekhta Hamadi, assistante administrative[1]. La famille, de classe moyenne, compte cinq enfants[3].

Après des études secondaires au collège français de Tübingen en Allemagne, puis au lycée franco-allemand de Berlin, elle poursuit des études supérieures à l'université de Swansea (Royaume-Uni) où elle obtient une maîtrise de biologie, puis à l'université de Lille où elle obtient un diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS) « Gestion des ressources naturelles renouvelables » et à l'École supérieure de commerce de Marseille où elle obtient un diplôme de Sciences du management[1].

Parcours professionnel

En 1996, elle est chargée de marketing opérationnel au mensuel Décision Environnement, puis en 1997, chargée de communication au bureau d'études DSA Environnement puis à l'Agence de l'eau jusqu'en 1999. En 2000, elle fonde la société de conseil « Enviro2b.com », un site professionnel sur l'environnement[1].

Elle vend cette société avant l’explosion de la « bulle Internet »[3] puis en 2002, elle crée son cabinet de conseil « Com'Saa ». En 2007, elle est responsable de l'agence Parmenion et intègre le Groupe Saur en 2008 comme directrice commerciale jusqu'en 2012. En 2011-2012, elle préside le conseil d'administration de l'Agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances. En 2012, elle crée le cabinet « 25 Consulting »[1].

À partir du , elle est directrice commerciale déléguée chez Veolia. Le , après la campagne présidentielle où elle avait été porte-parole de Bruno Le Maire[réf. nécessaire] et l'élection d'Emmanuel Macron, elle rejoint Transdev au poste de directrice commerciale « Marché Collectivités locales ». Le , elle est nommée directrice commerciale et membre du comité exécutif Eau France de Suez[réf. souhaitée].

Le , elle est nommée membre du conseil d'administration de l'Agence française de développement (AFD)[4][source secondaire souhaitée].  

Parcours politique

Engagements

Salima Saa s’engage quelques années au Parti radical valoisien alors dirigé par Jean-Louis Borloo. Son engagement associatif lui vaut en 2008 de devenir membre du Haut Conseil des rapatriés, puis en 2009 du Haut Conseil à l'intégration[2].

En 2010, elle candidate auprès du ministre de la Ville Maurice Leroy, soutien affiché de Jean-Louis Borloo, pour prendre la tête de l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances. Elle est nommée présidente de l’établissement en [2].

Ascension à l'UMP

Salima Saa prend sa carte à l’UMP en 2011[réf. nécessaire].

Dès la fin de l’année, elle participe régulièrement aux rencontres des jeunes pousses de l’UMP[5] avec Nicolas Sarkozy.

Le 10 janvier 2012, elle est nommée secrétaire nationale de l’UMP chargée du développement urbain. Elle intègre au même moment la « cellule riposte » menée par Brice Hortefeux chargée de contrer les positions du Parti Socialiste dans les médias.[réf. nécessaire]

Le , elle rejoint l’équipe de Nathalie Kosciusko-Morizet alors porte-parole de la campagne de Nicolas Sarkozy. Selon le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé, elle fait partie des « révélations »[6] de la campagne.

Salima Saa est investie par l’UMP dans la huitième circonscription du Nord (Roubaix-Wattrelos) pour les élections législatives de 2012, avec son suppléant le pasteur Patrick Beeusaert du Nouveau Centre. Au niveau local on lui reproche d’être parachutée de Paris[7]. Elle n’obtient que 13,17 % des voix au premier tour et arrive en quatrième position.

Elle a pour modèle Nathalie Kosciusko Morizet, qu’elle considère « au dessus du lot sur tous les sujets »[8].

En , elle fait partie des membres fondateurs de l’Association des amis de Nicolas Sarkozy[9].

Début , elle quitte la présidence de l’Acsé[Quoi ?]. Elle regrette l’absence de politique urbaine du gouvernement et de la ministre Cécile Duflot qui ne l’a toujours pas reçue deux mois après sa nomination[10]. Parallèlement, elle lance un « club d’expert » au sein de l’UMP consacré à la cohésion sociale.

À l’occasion du congrès de l’UMP de 2012, elle soutient Jean-François Copé. Le 21 février 2013, elle est nommée conseillère politique du parti.[réf. nécessaire]

Le elle publie un livre de propositions sur la nécessité de moderniser la vie politique : Le Changement, c'est pour quand[11]?

Elle se présente sur une liste aux élections municipales de 2014 à Aix-en-Provence, rejoignant la liste UDI menée par Bruno Genzana « Aix pour Atout » en 4e position. La liste obtient un score de 11 % au premier tour, et doit se retirer alors que la liste UMP fait 38 %.

Le , elle annonce son ralliement à la candidature de Bruno Le Maire[12] à la primaire de la droite et du centre prévue pour fin 2016. En , elle est nommée avec cinq autres personnalités porte-parole de sa campagne de la primaire[13].

Carrière préfectorale

Le , elle est nommée préfète du département de la Corrèze[14]. Elle prend ses fonctions le [15]. À la suite de la nomination d'Étienne Desplanques le en qualité de préfet de la Corrèze, Salima Saa quitte ses fonctions le [16].

Retour dans le privé

En , elle rejoint Id Verde, entreprise paysagiste pour la création et l’entretien d’espaces verts, en qualité de chargée de mission pour le Moyen-Orient puis directrice de zone Moyen-Orient à partir de [17]. En , Salima Saa est nommée directrice générale déléguée d'Id Verde, chargée du développement en France et au Moyen-Orient.

Secrétaire d'État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes

Le , elle est nommée secrétaire d'État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes dans le gouvernement Barnier. Le , elle promet de mettre au point d'ici le de la même année, journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, un plan de lutte contre ces violences[18].

Distinctions

Le , Salima Saa est nommée au grade de chevalier dans l'ordre national du Mérite au titre de « membre du Haut Conseil à l'intégration, présidente de l'Agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances ; 15 ans de services »[19].

Le , elle est nommée au grade de chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur au titre de « ancienne préfète, directrice générale déléguée auprès d'une entreprise ; 27 ans de services »[20].

Pour approfondir

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

  1. a b c d et e Who's Who in France, édition 2020, p. 1502.
  2. a b et c Luc Bronner, « Le culot de Salima Saa, nouvelle patronne de l'Agence pour l'égalité des chances », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  3. a et b Anne Fulda, « Salima Saa, étoile montante de l'UMP » Accès payant, sur le site du quotidien Le Figaro, (consulté le ).
  4. Publication au Journal officiel de la République française, « Décret du 27 mars 2018 portant nomination de personnalités qualifiées au conseil d'administration de l'Agence française de développement », sur Légifrance,
  5. Anne Rovan, « Les jeunes pousses de Sarkozy » Accès libre, sur Le Figaro,
  6. Jean-Baptiste Garat, « Fillon, Copé, Juppé, hommes forts de l'UMP » Accès libre, sur Le Figaro,
  7. Olivier Hennion, « Salima Saa à Roubaix, un engagement qui va bien au-delà des apparences » Accès payant, sur La Voix du Nord,
  8. Anna Cabana, « Salima Saa, nouvelle égérie du président » Accès libre, sur Le Point,
  9. Brice Hortefeux et Christian Estrosi, « Nous, les amis de Nicolas Sarkozy » Accès payant, sur Le Figaro,
  10. Béatrice Houchard, « Salima Saa : «Mais que fait Mme Duflot ?» » Accès libre, sur Le Figaro,
  11. Salima Saa, « Le changement c'est pour quand ? », sur FNAC,
  12. Ludovic Vigogne et Nathalie Segaunes, « Salima Saa, l’ex-protégée de Sarkozy, rejoint Le Maire » Accès libre, sur L'Opinion,
  13. Ludovic Vigogne, « Le Maire, l’équipe de «la campagne sans Bruno» », sur L'Opinion,
  14. Publication au Journal officiel de la République française, « Décret du 29 juillet 2020 portant nomination de la préfète de la Corrèze - Mme SAA (Salima) » Accès libre, sur Légifrance,
  15. Tanguy Ollivier, « Institutions - BorgWarner, CA Brive, rapport avec les élus... Comment la nouvelle préfète de la Corrèze compte gérer les dossiers sur lesquels elle est attendue », sur La Montagne (journal),
  16. Centre France, « Institutions - Etienne Desplanques est nommé préfet de la Corrèze », sur www.lamontagne.fr, (consulté le )
  17. Acteurs Publics, « L’ex-préfète de la Corrèze Salima Saa retourne dans le privé | Nominations », sur acteurspublics.fr (consulté le )
  18. Christine Mateus, « Violences faites aux femmes : le plan de bataille de la nouvelle secrétaire d’État », sur le site du quotidien Le Parisien, .
  19. Décret du 14 novembre 2011 portant promotion et nomination.
  20. Décret du 29 décembre 2023 portant promotion et nomination dans l'ordre national de la Légion d'honneur.

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