Carte de la commune avec localisation de la mairie.
Draveil est située au nord-est du département de l’Essonne, totalement intégré à l’agglomération parisienne dans la région Île-de-France à la frontière est de la région naturelle de Brie française. La commune occupe un territoire de mille cinq cent soixante-quinze hectares approximativement rectangulaire, majoritairement resté rural (à 53,90 %) dont six cent soixante-dix sept hectares couverts par la forêt de Sénart et seulement 34,57 % sont urbanisés et construits. L’Institut national de l'information géographique et forestière attribue les coordonnées géographiques 48°41’11" N et 02°24’41" E au point central de ce territoire[3]. La Seine borde une large part du territoire à l’ouest en formant une boucle autour de nombreux étangs occupant son lit originel, des ruisseaux, dont celui de Maupertuis, et rigoles irriguent la forêt de Sénart. Positionnée entre le plateau de la Brie et la vallée du fleuve, le territoire s’étage en pente douce du sud-est vers le nord-ouest entre une altitude maximale de quatre-vingt-sept mètres et une altitude minimale de trente-deux mètres. Restée à l’écart des voies ferrées, la commune est néanmoins un carrefour routier puisque pas moins de trois routes départementales traversent son centre-ville (RD 31, RD 448 et RD 931) et deux ponts routiers sur les cinq que compte le département y permettent de traverser le fleuve. Étendue, la commune dispose encore de deux écarts bien distincts du bourg principal, Mainville à l’est et Champrosay au sud, auxquels s’ajoutent plusieurs quartiers, lotissementspavillonnaires et cités sensibles.
Une large part du territoire communal est baignée par une boucle de la Seine qui longe ainsi sept kilomètres de berges entre Soisy-sur-Seine en amont et Vigneux-sur-Seine en aval. À l’est dans la forêt de Sénart, le ruisseau de Maupertuis court à l'extrémité communale, dans cette forêt, plusieurs petites mares et étangs sont alimentés par des rigoles. En bordure du fleuve, un réseau d’étangs constitue aujourd’hui la base nature régionale, dont l’étang des Mousseaux au nord, l’étang Laveyssière, la fouille des Sablières et l’étang des Mazières au sud. Plusieurs ports ont été aménagés, le port aux Dames, le port aux Malades au sud. Des bassins subsistent dans les anciens parcs des châteaux de la Folie, de Villiers et des Sables.
Relief et géologie
Le territoire de Draveil est positionné dans la vallée de la Seine, il s’étage entre une altitude minimale de trente-deux mètres sur les berges[14] et quatre-vingt-sept mètres sur le coteau couvert par la forêt de Sénart au sud-est[15],[16]. Au sud, le terrain descend en pente relativement forte dans le hameau de Champrosay pour atteindre trente-quatre mètres d’altitude en bordure du fleuve à proximité du pont[17], distant de seulement deux kilomètres et six cents mètres du point culminant de la commune. Vers le nord, la dénivellation vers le hameau de Mainville est très faible puisqu’il se situe à une altitude de quatre-vingt mètres[18], elle s’accentue ensuite doucement vers l’ouest et le nord pour atteindre le fleuve. Située dans le Bassin parisien, la commune est implantée sur un sous-sol caractéristique constitué de couches de meulière, limon, argile et calcaire, favorable à la création de retenues d’eaux naturelles[19]. Brigitte Blanc précise : "Le sous sol renferme des sables déposés par la Seine sous forme d'alluvions[20]", comme en témoignent les fouilles et anciennes carrières qui marquent le territoire.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 647 mm, avec 11 jours de précipitations en janvier et 7,7 jours en juillet[21]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune d'Athis-Mons à 3 km à vol d'oiseau[23], est de 12,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 622,2 mm[24],[25]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[26].
Statistiques 1991-2020 et records ORLY (91) - alt : 86m, lat : 48°43'04"N, lon : 2°23'49"E Records établis sur la période du 01-03-1921 au 03-12-2023
Source : « Fiche 91027002 », sur donneespubliques.meteofrance.fr, edité le : 06/12/2023 dans l'état de la base
Voies de communication et transports
Transport fluvial
La Seine qui forme une large boucle à l’ouest du territoire, constitue un axe de transport fluvial historique dans la commune, qui dispose encore d’un chantier fluvial et de deux ports de plaisance.
La ville dispose de très peu d'infrastructures cyclables à proprement parler, au sens de l'article L228-2[28] du code de l'environnement. La seule piste bidirectionnelle en site propre est la partie finale de la piste venant de Vigneux-sur-Seine le long de la rue Waldeck Rousseau (D31) et s'arrêtant aussitôt après 100m sur le territoire de Draveil.
Quelques rues sont dotées d'une bande cyclable peinte comme la rue du Dr Desborde sur sa portion à sens unique.
Au , Draveil est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[29].
Elle appartient à l'unité urbaine de Paris[Note 1], une agglomération inter-départementale regroupant 407 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 2],[30],[31]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principal[Note 3],[31]. Cette aire regroupe 1 929 communes[32],[33].
Lieux-dits, écarts et quartiers
Le territoire de Draveil est relativement étendu et composé de plusieurs quartiers et hameaux.
À l’extrême sud se trouve ainsi à l’écart le hameau de Champrosay et à l’est, rattrapé par l’urbanisation, celui de Mainville. Différents quartiers entourent le centre-ville ancien, au nord les Mousseaux, la Plaine des Sables et les Acacias, à l’est, l’Orée de Sénart, le lotissement du Château de la Folie et à cheval sur Vigneux-sur-Seine, les Bergeries, au sud-est l’hôpital Joffre-Dupuytren qui constitue à lui seul une petite ville dans la ville et la cité Brossolette, au sud le domaine du Château de Villiers, l’Orme des Mazières et la cité Danton, dans le hameau de Champrosay le quartier des Cheminots, à l’ouest la Villa Draveil et au nord-ouest le quartier de Paris-Jardin. Plusieurs lieux-dits subsistent avec les Pampoux et le Belvédère au sud-est et le Rôle au sud, en bordure de Seine les Monesses, la Coulette et en amont le Port Saint-Victor et en aval le Port aux Dames.
Parmi ces quartiers, trois ont été classés comme zone urbaine sensible, les Bergeries[34], l’Orme des Mazières et Danton[35] et l’un est prioritaire au titre de la rénovation urbaine, Brossolette[36]. Depuis 2015, seules les Bergeries sont classées quartier prioritaire, avec près de 2 800 habitants dont 1 700 à Draveil[37].
Les services municipaux découpent eux la commune en onze ensembles urbains que sont : le centre-ville, le domaine de Villiers, les cités Danton et Paris-Jardin, la Villa, Mazières, Champrosay, Brossolette, Mainville, les Bergeries et la Plaine des Sables[38]. L’Insee découpe la commune en onze îlots regroupés pour l'information statistique[39].
Logement social et loi SRU
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Le toponyme Draveil serait issu du village gaulois Dravern ou Dracvern qui signifie « esprit des aulnes » en celte[41]. Latinisé en Dravernum par les Romains, on retrouve ensuite le nom Draverno sur une pièce de monnaie mérovingienne, de l'époque franque, Dravernum in Brigeio en 635[42]. Le terme s'est ensuite altéré en Dravellum au XIIe siècle, Dravolium, Dravel en 1196, Dravern, Drevert, Drevet[42], pour trouver sa forme actuelle au XIIIe siècle[43]. La commune fut créée en 1793 avec son nom actuel[44].
Histoire
L’Antiquité : un peuplement ancien
La présence humaine durant la période néolithique est attestée par la découverte du menhir, appelé la Pierre à Mousseaux, daté du IVe millénaire avant Jésus-Christ (et classé aux Monuments historiques en 1889), et confirmée par la présence d’outils et armes en silex taillés à Mainville et de silex, outils, haches et couteaux, là où se trouve aujourd'hui Port aux cerises[41]. Les Gaulois nommaient le lieu Dracvern signifiant « l’esprit des Aulnes ». Les Romains l’appelèrent Dravernum.
En 1093, le lieu était partagé entre l’abbaye Sainte-Geneviève de Paris et les seigneurs laïcs tels Hugues de Draveil ou Robert de Dravello au XIIe siècle. À cette époque, la ferme seigneuriale de Champrosay appartenait à l’Hôtel-Dieu de Paris et l’alimentait par la Seine, depuis le Port aux Malades[41]. Depuis le Moyen Âge, le territoire est divisé en trois hameaux, le Bourg revenu aux abbesses de Saint-Louis de Poissy, Champrosay à l’Hôtel-Dieu de Paris et Mainville où résidaient les vignerons et bûcherons.
En 1720, le bourg et une large part des terres environnantes furent cédées à Charles Marin de La Haye, fermier général, qui édifia le château de Draveil et obtint le titre de seigneur de Draveil en 1752[47]. Au XVIIIe siècle, la forêt de Sénart était un rendez-vous de chasse royale. C’est ici que Louis XV rencontra celle qui devint plus tard Madame de Pompadour. En 1783, le comte Marc-Marie de Bombelles fit reconstruire le château de Villiers. En 1786 fut reconstruite l’église Saint-Rémi. En 1827, le château des Bergeries fut vendu à la Couronne. Le roi Charles X décida d’en faire un lieu de sériciculture[46].
La Révolution industrielle : arrivée du chemin de fer, accroissement de la population et grève
En 1831, la construction du pont Aguado permit de relier Champrosay à Ris (et à sa future gare) et participa au désenclavement du hameau[49]. En 1838 fut créé le corps des sapeurs-pompiers de la commune. La création de la gare de Juvisy, inaugurée en 1843, ainsi que la situation privilégiée entre forêt et fleuve de la région, conduisit à Draveil comme ailleurs au développement de la villégiature de la bourgeoisie parisienne qui fit construire des villas et demeures cossues, d’abord avec le lotissement du quartier de la Villa entre 1867 et 1890[45]. Dans les années 1830, le peintre Eugène Delacroix, y venait rendre visite à son ami Frédéric Villot, secrétaire général des musées nationaux et acheta en 1858 une maison au 11 rue Alphonse-Daudet[50].
Entre 1858 et 1861 fut édifiée la chapelleSainte-Hélène. En 1862 fut reconstruit le clocher de l’église Saint-Rémi. En 1863, fut construite, sur la ligne du Paris-Lyon-Marseille, la gare de Draveil-Vigneux qui permit aux habitants d’accéder plus facilement à la gare de Lyon, à Paris[49]. À partir de 1869 fut organisée l’extraction de sable dans les étangs Laveyssière et Mousseaux par les frères Piketty. Ces fouilles employèrent plus de 500 personnes[49]. En 1890, le phylloxéra fit disparaître les dernières exploitations vinicoles de Champrosay. En 1893 fut ouvert l’institut médico-pédagogique Marie-Auxiliatrice, à l’époque destinée aux jeunes filles anémiques[51]. En 1894 fut construit le premier pont enjambant la Seine, remplaçant ainsi le système de bacs qui servait à la traversée, avant sa destruction par l’armée britannique, lors du bombardement de Juvisy, le 18 avril 1940[52]. En 1898 fut édifiée la seconde mairie de la commune, devenue depuis l’office de tourisme.
La commune occupe une place notable dans l’histoire sociale des XIXe et XXe siècles, à la suite des grèves fermement réprimées survenues en juin 1908 en réaction à l’insécurité du travail minier : les travailleurs s’insurgèrent en effet contre un salaire jugé médiocre pour un travail très pénible. Les événements de Draveil sont aujourd’hui considérés comme un épisode important de l’histoire du mouvement ouvrier français, car ils conduisirent à un affrontement central entre le gouvernement de Georges Clemenceau et la CGT. La confédération en sortit affaiblie, et son échec fut le prélude à la crise dont le syndicalisme révolutionnaire français ne se releva pas[53].
Développements modernes : guerres et vagues d’urbanisation
En 1911 fut créée la première cité-jardin de France à l’initiative de la Société anonyme coopérative à capital variable d’habitations à bon marché, devenu Paris-Jardins[54]. Pendant la Première Guerre mondiale, le sanatorium de Champrosay accueillit un hôpital de 250 lits, l'Hôpital auxiliaire de la société de secours aux blessés militaires (HASSBM) n°9[55].
L’urbanisation de Draveil prit son essor pendant l’entre-deux-guerres, réduisant significativement la part de terres agricoles. En effet, la ville connut une croissance démographique importante, provoquée par l’arrivée d’ouvriers et d’employés qui cherchaient à échapper à la crise du logement qui frappait alors Paris, en se logeant à moindre coût dans les villes desservies par le train[49]. Le morcellement du domaine du château, en 1919, donna ainsi naissance au quartier de la plaine des sables qui eût pour effet de rapprocher Draveil et Vigneux-sur-Seine. En 1923 fut édifiée une nouvelle caserne de sapeurs-pompiers[56]. En 1926, l’association Le Sanatorium des Cheminots acquit la Villa Kermina pour y installer un établissement de santé. En 1934, fut édifié le marché couvert et en 1935 la Poste centrale, dans l’ancienne ferme du château.
Durant la Seconde Guerre mondiale, le couple Georges et Germaine Durand s'illustrèrent en venant en aide aux persécutés, ce qui leur valut en 1997 le titre de Juste parmi les nations par le Comité pour Yad Vashem[57]. Après la Seconde Guerre mondiale, le Commissariat à la construction et à l’urbanisme pour la région parisienne prévoit, dans son "plan directeur n°15", la construction de grandes zones d’habitations collectives pour des milliers de nouveaux habitants[49]. Plusieurs ensembles moyens, de moins de 900 logements, virent le jour : Villiers en 1958, Danton, l'Orée de Sénart, l'Orme des Mazières et les Bergeries en 1966 et plus tard les berges de la Seine[45],[58]. Ce furent ainsi 2700 logements "modernes et standardisés" qui sortirent de terre entre 1957 et 1966, tandis que la population de la ville doublait[49]. Pendant cette période, le château des Bergeries devint, tour à tour, un centre de formation d’officiers, une école privée et est aujourd’hui un site déporté de l’École nationale de police[46]. En 1952 fut ouvert l’établissement scolaire privé catholique Notre-Dame. En 1963, la maison Chapuis, rachetée par la municipalité devint l’hôtel de ville. En 1967 fut inauguré l’hôpital Joffre-Dupuytren et le fut bénite la chapelle Notre-Dame-de-la-Paix[59]. Le fut inauguré le nouveau pont de la Première-Armée-française qui relie Draveil à Juvisy[52]. En 1989, la commune se dota d’un théâtre.
Les communes de Sénart Val de Seine s'opposent à la création, et le maire de Draveil, Georges Tron, organise un référendum dans sa ville, qui aboutit à un rejet de la fusion par 98,3 %, mais avec une participation limitée à 23 % des électeurs[67],[68].
La création de la nouvelle communauté d'agglomération est néanmoins créée par arrêté préfectoral du 14 décembre 2015 « portant création d’un établissement public de coopération intercommunale issu de la fusion des communautés d’agglomération Sénart Val de Seine et Val d’Yerres ».
La commune adhère en outre au syndicat mixte Orge-Yvette-Seine et au syndicat mixte pour la revalorisation et l’élimination des déchets et ordures ménagères[69].
Tendances politiques et résultats
À l’analyse des résultats des derniers scrutins, Draveil apparaît comme une commune politiquement ancrée à droite avec une tendance au conservatisme électoral. Ainsi, seulement 3 maires différents se sont succédé à la tête de la commune depuis 1965 avec récemment Georges Tron (UMP) qui était maire depuis les municipales de 1995. Mais il démissionne en 2021 en raison de sa condamnation pour viol et agressions sexuelles, et est remplacé par son 1er maire adjoint Richard Privat.
Ces mêmes années, les candidats à la présidence de la République Jacques Chirac (RPR) et Nicolas Sarkozy (UMP) obtinrent tour à tour 84,65 % et 53,18 % des voix.
Lors du premier tour des élections municipales de 2014 dans l'Essonne, la liste UMP menée par le maire sortant Georges Tron obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 6 783 voix (57,50 %, 30 conseillers municipaux élus dont 15 communautaires), devançant très largement les listes menées respectivement par[93] : - Jean-Jacques Lejeune (DVG communautaire, 1 678 voix, 14,22%, 2 conseillers municipaux élus dont 1 communautaire) ; - Philippe Olivier (SE, 1 516 voix, 12,85 %, 2 conseillers municipaux dont 1 communautaire) ; - Jean-Marc Pasquet (EELV , 1 124 voix, 9,52 %, 1 conseiller municipal et communautaire élu). Lors de ce scrutin où deux autres listes ont obtenu moins de 5 % des suffrages exprimés et n'ont donc obtenu aucun élu, 37,02 % des électeurs se sont abstenus.
Au premier tour des élections municipales de 2020 dans l'Essonne, la liste LR menée par le maire sortant Georges Tron obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 4 780 voix (64,61 %, 29 conseillers municipaux élus dont 8 communautaires), devançant très largement les listes menées respectivement par[94] : - François Guignard (UG, 1 609 voix, 21,74 %, 4 conseillers municipaux élus dont 1 communautaire) ; - Emmanuelle Beauchage (LREM, 827 voix, 11,17 %, 2 conseillers municipaux élus) ; - Benoit Grisaud (LO, 182 voix, 2,46 %, pas d'élus). Lors de ce scrutin, marqué par la pandémie de Covid-19 en France, 59,01 % des électeurs se sont abstenus.
La commune de Draveil comptait, au milieu du XVIIIe siècle, environ 500 habitants, groupés autour de l'église Saint-Rémi, du château et de la ferme seigneuriale et le long de la voie menant à Champrosay[47]. En 1793, lors de sa création, elle comptait alors 967 habitants, faisant d’elle un bourg relativement important avec une croissance démographique continue et mesurée, le cap des mille personnes fut franchi en 1800, celui des mille cinq cents résidents une quarantaine d’années plus tard et la tranche des deux mille habitants à l’orée du XXe siècle, malgré la chute de près de deux cents habitants au sortir du conflit franco-prussien de 1870. Au début du XIXe siècle, la création de cités-jardins et l’afflux d’ouvriers pour l’industrie de d’extraction locale entraîna une croissance plus soutenue, la commune passant de deux mille cinq cents habitants en 1901 à plus de quatre mille vingt ans plus tard et plus de dix mille en 1936 à la veille du second conflit mondial. La croissance reprit presque immédiatement après l’armistice, portée par l’afflux de provinciaux et d’immigrants étrangers accueillis dans les nouveaux grands ensembles, le cap des vingt-cinq mille habitants fut franchi en 1968 et marqua une relative stagnation de la progression avec une chute entre 1975 et 1982 avant une reprise douce de la croissance avec un pic atteint en 2006 à vingt-huit mille sept cent trente-six habitants. En 1999, seulement 6,4 % de la population municipale était de nationalité étrangère[119] avec 2,2 % de la population de nationalité portugaise, 0,7 % de nationalités algérienne et marocaine, 0,5 % de nationalité italienne et 0,2 % de nationalité espagnole, tunisienne et turque[120].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[121],[Note 4].
En 2022, la commune comptait 29 824 habitants[Note 5], en évolution de +1,86 % par rapport à 2016 (Essonne : +2,89 %, France hors Mayotte : +2,11 %).
En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 37,6 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,9 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 24,2 % la même année, alors qu'il est de 20,1 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 13 737 hommes pour 15 004 femmes, soit un taux de 52,20 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,02 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[123]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
0,6
90 ou +
1,7
6,8
75-89 ans
9,9
14,3
60-74 ans
14,9
21,1
45-59 ans
20,2
16,8
30-44 ans
18,1
18,7
15-29 ans
16,3
21,7
0-14 ans
18,8
Pyramide des âges du département de l'Essonne en 2021 en pourcentage[124]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
0,5
90 ou +
1,4
5,4
75-89 ans
7,2
12,9
60-74 ans
13,9
20
45-59 ans
19,4
19,9
30-44 ans
20,1
20
15-29 ans
18,2
21,3
0-14 ans
19,8
Équipements culturels
La commune de Draveil dispose de plusieurs structures à caractère culturel dont la médiathèque installée dans le château de Villiers, complétée par une bibliothèque et une cdthèque, un conservatoire de musique et une école municipale d’art plastique. L'espace du Café-Culture complété par la salle de l’Explor@teur accueillent les expositions temporaires et les manifestations, la commune dispose aussi du théâtreDonald-Cardwell et de la salle de cinéma L'Orangerie classée Art et Essai[125], créée en 1947, temporairement fermée le pour cause d'impayés[126], et en cours de rénovation depuis .
La librairie La Maison des feuilles ouvre le , s'étendant sur 60 m², située au 230, boulevard Henri-Barbusse et ouverte du mardi au samedi toute la journée et le dimanche matin[127].
En bord de Seine sont installés un club d’aviron et un club nautique. Deux autres piscines sont réparties sur le territoire, la piscine Caneton aux Mazières et la piscine intercommunale à Mainville. Un boulodrome a été aménagé en centre-ville.
Pour l’accueil des jeunes enfants, la commune dispose d’une crèche familiale, des crèches collectives L’Île-aux-Bambins et Pomme-de-Rainette, de la crèche parentale Tétine-et-Doudou et des multi-accueils des Bergeries et des Mazières[134] et des halte-garderie des Mazières et de Villiers[135].
Hors périodes scolaires, les enfants sont accueillis dans les écoles faisant office de centres de loisirs de Villiers, des Mazières, Jean-Jaurès, Brossolette, du Belvédère, de Champrosay, Jules-Ferry, de Mainville, Saint-Exupéry et Pierre-et-Marie-Curie[136].
Deux Ehpad et trois maisons de retraites sont aussi implantées dans la commune, la Résidence du Clos Fleuri et la résidence Calme Retraite Confort et les foyers logements de Mainville, du Parc et du Port-aux-Dames. Les personnes à mobilités réduites disposent aussi de l’institut médico-pédagogique Marie-Auxiliatrice[141] et d’un institut médico-éducatif.
La commune de Draveil, majoritairement résidentielle, est intégrée par l’Insee au bassin d'emploi d’Orly qui regroupait en 2006 trente communes et 469 279 habitants, les Draveillois représentant 6,12 % du total[164]. Ce bassin d’emploi se caractérise par son activité relativement soutenue avec seulement 7,2 % de la population au chômage et 211 488 personnes recensées dans la population active employée. La situation communale est relativement similaire avec un taux de chômage établi à 8,8 % et 12 508 actifs employés sur les 13 636 actifs que compte la commune. Néanmoins, elle ne disposait sur son territoire que de 6 498 emplois, obligeant 79,2 % de la population à se rendre dans une autre commune pour exercer leur activité. Une zone d'activité est implantée à Mainville et constitue la seule concentration d’activités économiques, ailleurs disséminée sur le territoire. En 2000, six exploitations agricoles étaient encore actives dans la commune sur une superficie de cent cinquante-et-un hectares consacrés à la grande culture et employaient encore huit personnes. Un seul hôtel disposait de trente-deux chambres et aucun terrain de camping n’était implanté dans la commune malgré la présence de l’importante base régionale de loisirs. Un marché se tient les jeudis et dimanches en centre-ville[165].
Emplois, revenus et niveau de vie
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La répartition de la population de Draveil se distingue du reste de la zone par une présence supérieure d’artisans et commerçants et surtout d’employé et nettement inférieure d’ouvriers et de cadres. En 2007, 80,8 % de la population était titulaire de la fonction publique ou d’un contrat à durée indéterminée de droit privé. Cette même année, le revenu net imposable moyen des ménages s’établissait à 28 043 € et seulement 30,4 % des ménages n’étaient pas assujettis à l’impôt sur le revenu, constitués dans 71 % des cas de revenus salariaux. En 2006, le revenu fiscal médian par ménage était de 21 653 €, ce qui plaçait la commune au 1 605e rang parmi les 30 687 communes de plus de cinquante ménages que compte le pays et au 128e rang départemental[166]. Près des deux tiers de la population étaient propriétaires de leur logement, un pavillon individuel dans 52,6 % des cas et 22,7 % de la population étaient logées dans une habitation à loyer modéré[167].
En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 37 735 €, ce qui plaçait Draveil au 3 959e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[168].
La ville abrite en 2016 une usine du groupe Nexans[171].
Culture locale et patrimoine
Patrimoine environnemental
La commune de Draveil bénéficie d’un environnement préservé et mis en valeur par l’activité humaine avec deux poumons verts majeurs, au nord l'île de loisirs du Port-aux-Cerises établie sur 163 hectares de bois et étangs, au sud la forêt de Sénart qui occupe plus de six cents hectares parcourus par plusieurs routes et chemins forestiers. Les berges de la Seine et le bois Chardon à Champrosay complètent cette boucle verte :
En centre-ville, le parc du château des Sables, le parc du château de Villiers et la propriété privée de Paris-Jardin permettent à chacun de disposer d’espaces verts accessibles.
L'ermitage Notre-Dame-de-Consolation, en forêt de Sénart, qui remonterait au XIIe siècle et aurait été fondé selon la légende par Saint-Louis, fut habité par Nadar. Le château de Villiers du XVIIIe siècle, occupé par l’hôtel de ville a été inscrit aux monuments historiques le [173]. Il est complété par plusieurs autres demeures nobles, dont le château de Paris-Jardins qui est le centre de la vie associative, de la culture et des loisirs de la cité coopérative[174], le château des Bergeries (devenu l’École nationale de police[46]), le château de Champrosay aussi appelé maison du Pont-Chardon[175], le château des Sables et le château du Gué de la Folie.
Des maisons bourgeoises rappellent les villégiatures des parisiens du XIXe siècle comme la Villa Kermina[176], celles de Paul Lafargue[177] et d’Alphonse Daudet[178], la Villa Chantemerle[179] et celles de Paris-Jardins[180]. La Villa Lander, autrefois, domaine du Clos-Piquet, une construction typique des bords de Seine de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle[181].
L’église Saint-Rémi fut construite en 1786[182], la chapelle Sainte-Hélène de Champrosay date du 1861[183]. Le marché couvert fut lui édifié en 1934[184].
D’or, à la champagne ondée de sinople, chargée de deux jumelles aussi ondées d’argent, au chêne arraché de sinople, mouvant de la champagne, chargé de sept glands d’or, au chef de gueules chargé de trois roses d’argent. Écu timbré de la couronne murale à trois tours crénelées d’or et soutenu par deux pampres de vignes[185].
Détails
Les meubles présents sur le blason symbolisent la commune : l’arbre pour la forêt de Sénart, les ondes d’argent les cours d’eau de la Seine et du ru d’Oly, les roses les trois agglomérations du centre-ville, de Champrosay et de Mainville et les glands les sept lettres du nom de la commune[186]. Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Devise
La devise officielle de la commune en latin est « Inter undas et arbores », qui peut se traduire en français par « entre les eaux et les arbres », en référence à sa situation entre le cours de la Seine et la forêt de Sénart[187].
↑Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
↑Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Paris comprend une ville-centre et 406 communes de banlieue.
↑Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations de référence postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population de référence publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2025, millésimée 2022, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2024, date de référence statistique : 1er janvier 2022.
↑Brigitte Blanc, Draveil Vigneux-sur-Seine, Somogy, coll. « Parcours du Patrimoine » (no 345), , 64 p. (ISBN978-2757202340), p. 1.
↑ a et bDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
↑ ab et cUDOTSI (Union départementale des offices de tourisme et syndicats d'initiative), Vivre l'Essonne en Île-de-France, Edigeo, , 400 p., p. 217-220.
↑ a et bHippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
↑ abcde et fÎle-de-France. Service régional de l'inventaire général du patrimoine culturel de la France., Ayrault, Philippe. et Bétored, Diane., Draveil, Vigneux-sur-Seine, Essonne, Somogy, dl 2008 (ISBN978-2-7572-0234-0 et 2-7572-0234-0, OCLC470633612, lire en ligne).
↑Marie-Claire Roux, En arrière toutes ! : des villes de banlieue dans la grande guerre, Athis-Mons, Maison de Banlieue et de l’Architecture, , 96 p. (ISBN978-2-9538890-8-6), p. 35.
↑Cécile Chevallier, Sébastien Morelli et Alexandre Sulzer, « Georges Tron, incarcéré, démissionne de la mairie de Draveil : Condamné en appel pour viol et agressions sexuelles, l’élu LR continuait de gérer la commune depuis la prison de la Santé. Il quitte aussi ses fonctions au sein de l’agglomération Val d’Yerres Val de Seine », Le Parisien, (lire en ligne, consulté le )« Il s’est pourvu en cassation, ce qui lui permet de bénéficier de nouveau de la présomption d’innocence, tout en restant derrière les barreaux (...) Le 12 mai dernier, le gouvernement avait indiqué « travailler sur les conditions d’une éventuelle révocation de Georges Tron », comme le réclamaient depuis des mois les associations féministes, des citoyens ».
↑AFP, « Georges Tron démissionne de son mandat de maire de Draveil : Condamné en appel en février à cinq ans d’emprisonnement, dont trois ferme, pour « viol et agressions sexuelles en réunion » sur une collaboratrice, il continuait de gérer la municipalité de sa cellule de la prison de la Santé », Le Parisien, édition de Seine-et-Marne, (lire en ligne, consulté le ).
↑Abel Mestre, « A Draveil, l'ex-conseiller de Marine Le Pen veut faire vaciller Georges Tron », Le Monde, (lire en ligne).
↑« Georges Tron haut la main à Draveil : Le maire de Draveil Georges Tron est confortablement réélu avec 57,51% des suffrages. Aucun de ses adversaires ne dépasse les 15%. », Essonne info, (lire en ligne).
↑« Georges Tron (UMP) élu à Draveil: « l'une de mes plus belles victoires », Le Parisien, (lire en ligne).
↑Romain Chiron, « À Draveil, le fidèle Richard Privat succède à Georges Tron, incarcéré, au poste de maire : Le conseil municipal de Draveil a élu ce mardi soir Richard Privat nouveau maire de la commune. L’ancien premier adjoint remplace Georges Tron (LR), condamné en appel pour viol et agressions sexuelles, actuellement en prison et qui a démissionné le 25 mai », Le Parisien, (lire en ligne, consulté le )« Richard Privat est sans doute le plus proche compagnon de route de Georges Tron. Les deux hommes se sont connus en 1992, lors des élections cantonales. Ils ne se sont plus quittés depuis, puisque le désormais ex-premier adjoint est élu au conseil municipal au côté de Georges Tron depuis 1995 ».