traité d’amitié et d’accord commercial entre la France et les États-Unis, chacun promettant d’accorder à l’autre la clause de la nation la plus favorisée. Le traité énonce le principe de la liberté des mers et du droit des États neutres à commercer avec des nations en guerre. La France s’engage à prendre sous sa protection les navires des États-Unis et à leur favoriser le commerce en Méditerranée. En contrepartie, les Français ne seront pas troublés dans leur droit de pêche sur les bancs de Terre-Neuve[1].
6 février : second traité, destiné à rester secret, entre la France et les États-Unis ; alliance défensive au cas où une guerre éclaterait entre la France et l’Angleterre. Aucune des 2 parties ne pourra conclure de paix ou de trêve avec la Grande-Bretagne sans avoir au préalable obtenu le consentement de l’autre[1].
10 février : retour de Voltaire à Paris après une absence de vingt-huit ans quelque temps avant sa mort, qui survient le 30 mai[1].
15 mars : remontrances de la Cour des aides sur les Vingtièmes et l’édit du . Le 5 mai, un arrêt du Conseil du roi refuse à la Cour des aides le contentieux du vingtième[3].
20 mars : les commissaires américains sont présentés au roi à Versailles, et prennent rang à la cour comme envoyés d’un État indépendant[4].
25 août au 28 septembre: camp de manœuvres militaires au château de Vaussieux. Un quart de l'armée de Louis XVI, soit 35.000 hommes se réunissent sous les ordres du Maréchal de Broglie et du Comte de Rochambeau pour s'entraîner et préparer la guerre contre l'Angleterre [15].
22 septembre : vendanges précoces en Bourgogne. Récolte abondante[12]. Crise de surproduction viticole et baisse des prix (1778-1781)[17].
3 octobre : un arrêt du conseil réduit les régisseurs des États de 19 à 8[3].
8 novembre : lettres patentes portant établissement d’un nouvel ordre pour le payement des pensions[3].
29 novembre : des nègres marrons enlèvent Anne, une esclave domestique à Saint-Domingue. Leur chef Kébinda, créole des bois, la donne à son valet pour en faire sa concubine. Elle résiste, et le chef la prend pour lui-même, mais elle ne cède pas davantage et toute la troupe la condamne à mort. Kébinda se laisse persuader de l'épouser à l'église, et se rend avec elle à la frontière espagnole, mais Anne, poussant des cris, le fait arrêter. Elle retourne chez son maître et obtient la liberté sous le nom d'Anne Fidèle[18].
Necker émet un emprunt de 48 millions portant création de 4 millions de rentes viagères assurant un intérêt de 10 %[3].
édit portant suppression de divers offices de trésoriers et contrôleurs. Les 217 offices de trésoriers et contrôleurs de l’extraordinaire des guerres et de la marine passent à un à la guerre, un à la marine[3].
↑Yves-Joseph de Kerguelen de Trémarec, Relation des combats et des évènements de la guerre maritime de 1778 entre la France et l'Angleterre, Imprimerie de Patris, (présentation en ligne)
↑Description topographique, physique, civile, politique et historique de la partie française de l'isle Saint-Domingue, vol. 2, Dupont, (présentation en ligne)